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    Exposition de Séville : Le regard de lycéens

    Par L'Economiste | Edition N°:38 Le 16/07/1992 | Partager

    Nous, élèves de la classe préparatoire au Haut Enseignement Commercial du Lycée Descartes à Rabat, avons organisé un voyage à Séville en vue de visiter l'exposition universelle 1992, dont l'objectif principal est de faire le point sur les acquis et l'évolution de l'humanité(1).
    Notre premier but était de visiter le pavillon marocain et nous avons eu l'honneur d'être reçus par M. Leroux, responsable provisoire du pavillon, intérim entre deux équipes marocaines successivement nommées. Il a bien voulu nous révéler que le nombre de visiteurs pouvait varier entre 12.000 et 20.000 selon les jours de la semaine; avec un maximum atteint le Samedi.
    Comme dans chaque pavillon, les responsables de la sécurité rencontrent quelques problèmes, par exemple: les dégradations du travail et l'esthétique des façades lorsque des visiteurs veulent s'assurer de l'authenticité des matériaux utilisés en essayant de décoller les "zelliges" et les vols commis dans les magasins de souvenirs.
    Nous avons été quelque peu déçus lorsque nous avons appris que le pavillon marocain avait été construit par la filiale espagnole de l'entreprise française Bouygues. Nous, jeunes, nous aurions aimé voir une entreprise marocaine comme maître d'oeuvre.

    La présence de la filiale espagnole de Bouygues, qui réalise au Maroc la grande Mosquée HassanII, s'explique par le fait que tous les exposants étaient dans l'obligation de s'adresser aux entreprises espagnoles pour les gros oeuvres.
    Mais, incontestablement, les artisans, au nombre de 350, étaient tous marocains et ont réalisé en 11 mois un travail remarquable traduisant avec brio le savoir-faire et l'excellence de l'artisanat marocain.
    Ce chef-d'oeuvre est un signe de tradition et de continuité, puisque ces artisans sont allés visiter le pavillon marocain de l'Exposition Universelle de 1929, réalisé par leurs grands-parents, ce dernier étant aujourd'hui le siège de l'administration des parcs et des jardins de Séville.
    Les objectifs de la construction du pavillon actuel sont non seulement la représentation du Maroc traditionnel mais aussi du Maroc qui a su allier tradition et modernisme, notamment en mariant le verre fumé et l'aluminium, avec les "zelliges", les tuiles vertes, et les colonnes de marbre.

    Chaque après-midi, une animation culturelle est organisée, complétant la présentation du Maroc. Sont alors présents artisants, musiciens, danseurs auxquels s'ajoute une cérémonie de mariage.
    Quant aux performances économiques marocaines, elles sont représentées par le biais de supports audiovisuels, borne interactive capable de répondre à toutes les questions des visiteurs.
    Le pavillon marocain est le cadeau d'un Roi à un Roi, symbole d'un passé riche entre ces deux nations. Le devenir de ce pavillon dépend du Roi Juan Carlos, mais l'on s'achemine vraisemblablement vers sa transformation en institut arabo-andalous. A travers ce pavillon, le Maroc est très perçu par les visiteurs; d'ailleurs, avec les pavillons français, hongrois et japonais, il est l'un des plus visités de l'exposition.

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