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    Economie

    Exportations: Fini la bataille autour des tomates

    Par L'Economiste | Edition N°:3171 Le 16/12/2009 | Partager

    . Les productions nationales et espagnoles touchées par le froid. Au 6 décembre, le Maroc a expédié 84.000 tonnes contre 166.400 en 2008LES exportations de primeurs peinent à se développer. Au 6 décembre, elles accusaient un recul d’environ 17% en comparaison avec la même période de la campagne passée. Tout au plus, 139.000 tonnes ont été exportées au lieu de 166.400 réalisées la saison précédente à la même date. Recul, imputable pour l’essentiel à la baisse des expéditions de tomates dont le volume s’inscrit en régression de 24% d’une période à l’autre. Selon les chiffres de l’Etablissement autonome du contrôle et de coordination des exportations (Eacce), les sorties arrêtées au 6 décembre ont totalisé 84.000 tonnes contre 110.500 à la même date de 2008. Bien que réduit, ce volume n’a été atteint que grâce au forcing appliqué aux sorties des spécialités à haute valeur ajoutée. Des variétés comme les tomates cerise, cocktail, ou encore kiwat ont vu leur tonnage export sensiblement augmenter atteignant, ainsi, 23.400 tonnes contre 17.000. Ces variétés, faut-il le préciser, sont souvent dédouanées dans le cadre du régime de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), compte tenu des prix élevés qu’elles réalisent. Autrement dit, en dehors des contingents préférentiels concédés par l’UE. A l’opposé, les variétés traditionnelles, qui constituent l’essentiel des exportations, ont accusé une forte baisse (60%). A peine 60.000 tonnes ont été expédiées au lieu de plus de 94.000 tonnes à la même période de la campagne passée. Sans oublier qu’une bonne partie a été écoulée sur d’autres marchés, notamment la Russie, la Suisse et la Norvège. Preuve qu’on est loin de la somme des contingents mensuels. Et pour cause! La profession a préféré s’auto-discipliner face au marasme que connaissait le marché des fruits et légumes et en particulier celui des tomates. «Comportement qui démontre la maturité et la responsabilité des opérateurs marocains», avait souligné le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, en marge du dernier Sifel (Salon international des fruits et légumes), tenu à Agadir du 10 au 13 décembre. Selon le ministre, «les producteurs marocains ont pratiqué l’autorégulation alors qu’ils avaient la possibilité d’aller loin dans les quotas qui leur sont attribués». C’est que le marché européen des fruits et légumes, y compris celui des tomates, connaît depuis le début de l’été 2009 une crise sans précédent, relève la profession. Elle s’est matérialisée par l’effondrement des prix de vente, bien que la production marocaine soit totalement absente des étals européens. Cette conjoncture défavorable s’est prolongée tout au long de la saison estivale et jusqu’à fin novembre. Avec le froid qui sévit dans certaines régions du Vieux continent, des signes de reprise commencent à pointer à l’horizon. Mais le phénomène a aussi touché le Maroc obligeant la profession tout comme l’origine espagnole à réviser leurs prévisions d’exportation à la baisse. Il n’empêche que des facteurs limitants entravent toujours le développement du marché. A commencer par la baisse significative de la consommation des ménages. Laquelle est induite par la récession économique. Mais il y a aussi la présence de plus en plus forte sur le marché des productions des pays sud européens qui ont gagné en précocité.Face à cette nouvelle donne, les producteurs marocains ont préféré réguler le marché. Au risque évident d’affecter leur positionnement au profit de la concurrence. Dans la mesure où l’origine Maroc se révèle incapable d’assurer à sa clientèle un approvisionnement régulier et au prix du marché. «De fait, la profession s’est efforcée de limiter les exportations durant le mois de novembre au seul contingent de base en s’abstenant de répartir le quota additionnel en dépit de la poussée de la production suite aux chaleurs qui ont sévi durant cette période», est-il indiqué. Toutefois, le Maroc ne peut à lui tout seul réguler le marché européen de la tomate. Cette tâche ne peut être que l’œuvre collective de l’ensemble des intervenants sur ce continent. Au demeurant, les instances communautaires reconnaissent cet état de fait. «Les importations extra UE de certains produits sensibles, les tomates notamment, ne perturbent en aucun cas le marché qui est fragilisé par ses propres flux», est-il constaté.A. G.

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