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    Exportations de fruits et légumes: Les petites percées du bio

    Par L'Economiste | Edition N°:468 Le 22/03/1999 | Partager

    · Une cote réelle outre-Méditerranée pour les produits bio
    · Au Maroc, l'agrobiologie est encore balbutiante
    · De nouvelles niches fort rémunératrices à développer


    LE Portugal, qui n'a pas le même niveau de compétitivité que ses homologues européens en matière d'agriculture, développe une nouvelle stratégie en se positionnant sur l'agrobiologie. Le Maroc, qui a des structures agricoles proches, pourra augmenter sa valeur ajoutée en développant ces nouvelles niches.
    En effet, depuis quelques années ces produits gagnent du terrain dans les habitudes alimentaires des Européens. En France, par exemple, leur cote est bien réelle. Depuis trois ans, le marché du bio augmente chaque année de 25%. La con-sommation avoisine les 5%.Le Président Jacques Chirac, lors de sa visite au Salon de l'Agriculture qui a fermé ses portes il y a une semaine à Paris, dans ses discussions avec les agriculteurs, avait déclaré que ses enfants s'approvisionnent essentiellement en produits bio, avait rapporté l'AFP.
    Au Maroc, la culture bio est encore balbutiante. Outre du jus de fruit, des produits laitiers et des conserves bio vendus sur le marché local, les fruits et légumes constituent une grande part au niveau des exportations. Il s'agit notamment de l'aubergine, du concombre, de la courgette et de différentes variétés d'agrumes. Pour les légumes, la provenance est essentiellement le Souss. Quant aux agrumes, c'est la région du centre qui est la plus active dans ce domaine. Pour cette campa-gne, la palme revient à la tomate avec 335 tonnes exportées au 14 mars 1999, suivie par la courgette et la Navel avec respectivement 199,8 et 191,2 ton-nes. Les autres tonnages expédiés varient entre 5 et 70 tonnes. Au total, au 14 mars 1.030 tonnes contre près de 290 seulement pour la même période de la campagne précédente. Les exportations de bio restent toutefois trop timides. Elles représentent moins de 3% de l'ensemble des exportations des fruits et légumes.
    Bien que ces tonnages restent très limités, ils sont toutefois fort rémunérateurs, assurent les opérateurs. En effet, parmi les qualités mises en avant par les défenseurs de ce type de culture, figure en bonne place la rentabilité de l'exploitation. Les autres avantages touchent à la préservation de l'environnement et à la régularité des rendements.Reste que ce mode de production agricole nécessite une organisation spécifique et conforme à une réglementation stricte. Elle s'applique aussi bien aux végétaux qu'aux animaux avec pour credo d'être respectueux de la nature, de la fertilité des sols et du bien-être des animaux notamment.

    Malika EL JOUHARI

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