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Economie

Exportations d’agrumes: La «Maroc-late» fausse les calculs

Par L'Economiste | Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

. Campagne achevée avec 534.000 tonnes . La profession tablait sur 600.000 tonnes. Trop tôt pour les prévisions de la prochaine saisonDéception chez les exportateurs d’agrumes. Pour l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam), la campagne 2005/2006, qui s’est achevée fin juin, n’a pas atteint les objectifs souhaités. Malgré un volume de 534.000 tonnes contre 490.000, la saison précédente, soit une augmentation d’environ 9%, la campagne reste en-deçà des prévisions arrêtées en début de campagne et qui tournaient autour des 600.000 t. «Si nos prévisions n’ont pas été atteintes, c’est essentiellement dû à la défaillane de Maroc-late», explique Ahmed Derrab, secrétaire général de l’Aspam. En effet, les expéditions de cette variété n’ont atteint que 178.000 t, dont 21.000 à usage industriel, alors que les exportateurs tablaient sur 235.000 t. La contre-performance de la Maroc-late, qui représente près de 40% du potentiel agrumicole du pays, trouve son explication aussi bien au niveau de la production que sur le plan commercial. Côté production, la qualité de la récolte s’est révélée bien faible dans la plupart des régions de production. Selon l’Aspam, l’export n’a pas dépassé, dans le meilleur des cas, 40 à 50% de la production. Sur le plan commercial, les professionnels signalent le changement du comportement du consommateur européen. Désormais, celui-ci préfère pendant la deuxième partie de la campagne (du début mars à fin juin), les oranges tardives de table plutôt que celles de jus (Maroc-late, Valencia), explique Derrab. L’émergence de pays concurrents, notamment l’Egypte, en est également pour beaucoup. Ces pays deviennent plus compétitifs et plus agressifs grâce à des charges moins importantes et par conséquent des prix de revient moins élevés. Même sur le marché intérieur, la commercialisation de la Maroc-late a connu des difficultés du fait d’une offre surabondante. La fermeture des usines Frumat, qui permettaient par le passé d’éponger une partie des excédents sur le marché local, a compliqué la situation. Sans oublier l’importance de l’offre de fruits rouges et autres fruits d’été qui sont plus précoces cette année. Une situation favorisée par les effets bénéfiques des pluies enregistrées dans la plupart des régions de production. Selon Derrab, cette situation aura sans doute des répercussions négatives sur le revenu des exportateurs et des producteurs qui ont déjà été mis à mal l’année dernière par le gel. «La contre-performance de Maroc-late pousse les producteurs à s’interroger sur l’avenir commercial de la variété», indiquent les professionnels. Des réunions sont prévues pour débattre de ce problème. «Les opérateurs peuvent notamment migrer vers d’autres variétés plus porteuses», estime le secrétaire général de l’Aspam. S’agissant des exportations des variétés précoces et celles des demi-saisons, elles ont enregistré, selon l’Aspam, d’assez bons résultats, portés par les Clémentines. Ces dernières ont atteint environ 190.000 t contre seulement 170.000, la saison précédente. Les exportations d’Afourer ont enregistré environ 10.000 t, contre 6.000 un an plutôt. Pour l’Ortanique dont les expéditions régressent depuis trois ans, le volume réalisé est d’environ 11.000 t contre 8.500 t la campagne précédente. En revanche, la variété Nour a enregisté une baisse: 48.000 t contre 63.000. Au niveau des oranges, les exportations de la Navel n’ont atteint que 23.500 t contre 39.000 en 2004/2005. L’insuffisance des résultats enregistrés ces dernières années et la concurrence du marché intérieur ont entraîné une plus grande rétention des tonnages pour la consommation locale.Les demi-saisons, quant à elles, ont enregistré des niveaux de tonnage comparables à ceux de la campagne précédente. Pour la Salustiana, le volume exporté reste presque stable par rapport à 2004/2005, soit 29.500 t. En revanche, une hausse est enregistrée au niveau des Sanguines avec 38.500 t contre 32.200, un an plus tôt. Selon Derrab, il est encore tôt pour établir les prévisions de la prochaine campagne. Il faut attendre la fin des grosses chaleurs (fin août), qui pourraient affecter les vergers, avant d’avancer des chiffres. Rappelons que les exportations d’agrumes ont généré 3 milliards de DH en moyenne les deux dernières années.Mohamed AKISRA

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