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    Economie

    Exportation
    Les ânes marocains privés de visa

    Par L'Economiste | Edition N°:3279 Le 19/05/2010 | Partager

    . A défaut d’un passeport électronique . A charge pour les services concernés de s’y adapter Le Maroc n’exporte plus d’ânes. La raison, «de nouvelles considérations d’ordre sanitaires imposées par les pays de l’UE à partir de 2007», est-il indiqué. Pourtant, les ânes, et surtout les grisons reproducteurs de race pure ou améliorée, ont toujours fait partie de l’offre marocaine et dans ce créneau, le pays était plutôt en bonne position en France et en Espagne, principaux marchés. D’après l’Office des changes qui comptabilise les sorties en poids, les exportations réalisées entre 2000 et 2005 ont porté sur 16,1 tonnes. Et pour la seule année 2006, le volume réalisé a atteint 5,3 tonnes. Cela correspond à quelques 250 têtes destinées principalement au marché espagnol. En 2007, ce même pays a accueilli 220 têtes alors qu’une centaine, prête à l’exportation, n’a pas quitté le territoire national à cause du manque de données relatives à l’identification de l’animal. Car, le certificat sanitaire comporte, outre les tests et analyses d’usage attestant l’absence de maladies et la réalisation de tous les vaccins exigés, l’identification de la bête est désormais hissée au rang d’exigence obligatoire. Celle-ci porte sur le nom, l’espèce, la race, l’âge, la robe et le sexe de l’animal. S’y ajoutent aussi un numéro d’identification et les noms des géniteurs,…s’ils existent. En clair, «il s’agit d’un véritable passeport personnel de la bête», signale le directeur des services vétérinaires de l’Office national de sécurité sanitaire (Onssa). A travers cette nouvelle exigence qui assimile les ânes aux chevaux, l’UE cherche à s’assurer la traçabilité requise. Mieux encore, cette nouvelle exigence est assortie d’un contrôle électronique. Il s’agit d’une puce qu’on incorpore sous le derme de l’animal concerné. Laquelle doit livrer tous les renseignements demandés par le pays d’importation. «C’est donc un dispositif auquel doivent s’adapter les services concernés», commente une exportatrice marocaine. D’autant plus que la demande existe et ne fait que se développer, même pour les ânes de compagnie de plus en plus en vogue, justement, dans les pays de l’UE.L’âne marocain pourrait ainsi devenir au même titre que divers animaux d’élevage et de compagnie, insectes, plantes aromatiques, produits naturels comme le ghassoul, l’harmine (harmel), un plus dans l’offre nationale. D’ailleurs près d’un millier d’opérateurs s’activent dans ces domaines, signale l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations. Pourtant, d’après le département du Commerce extérieur, le nombre d’entreprises exportatrices ne dépasse guère les 250 dont moins d’une centaine réalise plus de 90% de nos ventes à l’extérieur. Certes l’intervention des petits faiseurs concerne plusieurs niches mais souvent avec des quantités et des valeurs négligeables. Avec aussi cette nuance, qu’il s’agit souvent «de coups de fusils» que peu d’opérateurs réitèrent. A. G.

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