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    Economie

    Export: L’emballage en bois se met aux normes

    Par L'Economiste | Edition N°:1980 Le 17/03/2005 | Partager

    . De nouvelles exigences de l’UE depuis le 1er mars . Les exportateurs pas tous à jour. Les fabricants de palettes face à une nouvelle demandeLes exigences pour vendre sur le marché communautaire se multiplient. Après l’obligation de traçabilité en janvier 2005, les exportateurs doivent se plier cette foi-ci à une nouvelle norme d’emballage. Depuis le 1er mars, les emballages en bois destinés à l’export sont soumis à la norme internationale Ispm N°15. Celle-ci vi≠se à réduire la propagation d’organismes nuisibles. La dernière directive de la Commission européenne impose donc un certain nombre de mesures phytosanitaires qui s’appliquent aux parties massives, c’est- à- dire les palettes, les bois de calage et les tasseaux. Quatre grandes sociétés d’emballage sont certifiées conformes par le ministère de l’Agriculture. “D’autres sont en cours d’homologation”, annonce-t-on auprès du même ministère. Les quatre fabricants certifiés conformes depuis un peu moins d’un mois selon l’Agriculture, sont Comamussy, Caisserie commerciale et Mafibra à Casablanca et Fantazia à Agadir. Comamussy écoulerait environ 300.000 palettes destinées à l’export sur Casablanca, Fantazia 400.000 pour la région du Souss… En revanche, Il est difficile d’obtenir des chiffres au niveau national. Selon les estimations de Cofipac, une société d’emballage carton, le nombre d’emballages exportés par le Maroc en 2003/2004 s’élèverait à 115 millions. Un peu moins de la moitié, soit 52 millions, concernerait uniquement le bois.Avec la norme Ispm, les fabricants de palettes font face aujourd’hui à une nouvelle demande. Comamussy constate que beaucoup d’entreprises qui l’avaient “snobée” pendant des années sont revenues “en masse” pour lui commander des palettes. La demande de devis s’est accrue également chez Fantasia et Caisserie commerciale qui étudie actuellement 13 nouveaux dossiers. Selon un responsable commercial de Comamussy, “un à deux mois sont nécessaires, le temps de s’approvisionner en matière première et livrer nos clients”. “Nous n’avions pas prévu cette nouvelle demande dans notre planning. Les exportateurs ont attendu la dernière minute pour se manifester”. Pourquoi si peu de réactivité alors que ces quatre derniers mois a été menée une grande campagne d’information et de sensibilisation. Celle-ci est le fait du ministère de l’Agriculture en partenariat avec l’établissement autonome des contrôles et de coordination des exportations, l’Eacce et le ministère du Commerce extérieur. Cette campagne était destinée aux fabricants d’emballage en bois et aux exportateurs. L’Asmex, l’association marocaine des exportateurs, se dit surprise par “la rapidité” avec laquelle la nouvelle directive est entrée en application. “Personne n’est préparé. Il y a obligation de prendre des mesures transitoires. Il faut arrêter l’application de suite!”, tonne son président, Abdellatif Belmadani.L’Apefel, l’association des producteurs et exportateurs de fruits et légumes, déclare s’être mise au diapason de la nouvelle norme fin octobre dernier, “date du démarrage de la campagne de sensibilisation”. Samir Tazi, vice-président responsable de la communication de l’Apefel, souligne que “même les fournisseurs (les fabricants de palettes, ndlr) ont joué un rôle dans l’information en insistant sur le surcoût à supporter par les entreprises”. En effet, la palette traitée est plus chère. L’ancienne coûtait 110 DH en moyenne contre 170 pour celle aux normes.La société Delassus basée à Casablanca affirme aussi être au courant depuis l’année dernière. “Nous avons été mis au parfum par nos clients européens qui craignaient une rupture de stock. Comme nous travaillons avec la Morocco Fruit Board et la Fresh Fruit qui ont suivi l’opération depuis le début, nous étions bien informés”.Du côté de Caisserie commerciale, on soutient: “Nous avons commencé à livrer les exportateurs en denrées périssables, fruits et légumes, depuis octobre dernier”. A contrario, des opérateurs comme les textiliens, les conserveurs ou encore les exportateurs de produits chimiques commencent juste à se renseigner sur les prix… “Pourtant, nous savions tous que ça allait tomber depuis au moins deux ans!”


    Ce que dit la norme Ispm N°15

    Tout emballage doit être en bois écorcé et répondre aux mesures approuvées et agréées par l’International Standard for Physanitary Measures N°15 (ISPM N°15). Soit 3 points précisément:1- Le traitement à la chaleur de l’emballage en bois à une température minimale de 56° pendant 30 minutes.2- La fumigation de l’emballage en bois avec le bromure de méthyle selon les exigences de L’ISPM N°153- L’emballage doit porter le marquage ci-après: - le code ISO du pays en deux lettres - le code identifiant le fabriquant - le code identifiant les mesures approuvées/ agréées et applicables- les lettres DB (écorcé) doivent être aussi incluses dans le marquage A noter que les exigences ne s’appliquent pas au bois brut de 6 mm d’épaisseur ou à moindre épaisseur et au bois monté par la colle, traité par la chaleur et la pression.Céline PERROTEY

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