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Explosion de la consommation d'huile économique après la libéralisation

Par L'Economiste | Edition N°:949 Le 02/02/2001 | Partager

. Sur le segment de l'huile économique qui représente 25% de la consommation, la demande a connu une croissance de 10% depuis 6 mois. La crise de la vache folle dans le monde a entraîné une forte hausse sur la demande de tourteaux et une pression sur les prixPlus de 6 mois après la réforme complète de la filière oléagineuse, le secteur semble plutôt bien se porter. Comme prévu, la suppression de la subvention sur les huiles n'a pas entraîné de hausse de prix de vente, bien au contraire. Le litre d'huile de table se commercialise à partir de 6,80 DH alors qu'avant la libéralisation, il était uniforme à 8,40 DH. En réalité, la gradation des prix est plus complexe. La libéralisation et la suppression de la subvention ont permis d'aller vers la vérité des prix et de proposer sur le marché une huile diversifiée et mieux adaptée à la demande. Le système de subvention de 5,36 DH sur le litre ne permettait pas d'opérer cette différenciation. Aujourd'hui, il existe sur le marché un produit dit économique à base de soja, qui est commercialisé à un prix bas sous différentes marques comme Johara, Siof, Lousra... Sur ce segment qui représente 25% de l'huile consommée, la demande est en train d'exploser avec une croissance de 10% depuis 6 mois. A côté de cette vérité des prix, qui a contribué à varier les offres, la concurrence a joué pleinement en faveur du consommateur et les opérateurs ont fait des efforts de gestion importants en optimisant leur achat. «Avant la libéralisation, que vous achetiez bien ou mal, le prix rendu Casablanca était le même grâce au jeu des droits de douane», explique M. Driss Traki, directeur général des produits laitiers et corps gras à l'ONA. Il faut rappeler cependant que le contexte pour le parachèvement de la libéralisation était très favorable et intervenait à un moment où les cours internationaux des graines oléagineuses et des huiles brutes sont au plus bas. Durant l'été 2000 en effet, les cours du soja ont atteint 330 Dollars la tonne; aujourd'hui, ils ne sont plus qu'à 310 Dollars. Autre effet positif de cette libéralisation: «Elle devrait permettre d'assainir le secteur», précise le responsable aussi de Lesieur qui prévoit d'investir près de 200 millions de DH sur ces trois années dans son unité de production. . Fluctuation des cours des tourteauxLe gel des prix, l'érosion des marges des opérateurs consécutive à l'augmentation des coûts des facteurs de production et à la stabilisation de la subvention forfaitaire menaçaient le devenir de certaines unités industrielles et constituaient un véritable handicap pour l'amélioration de la productivité. L'année 2000 a connu d'une manière générale une baisse de la consommation d'huile. L'impact de la sécheresse a été ressentie de plein fouet avec une réduction des achats d'huile dans les campagnes. Si pour les huiles, la libéralisation des prix s'est faite sans heurt, au niveau des tourteaux, la problématique est différente. Les cours des tourteaux explosent. La crise de la vache folle dans le monde a entraîné une forte hausse sur la demande des protéines, les fameux tourteaux et donc une pression sur les prix. Parallèlement, la suppression du système de subvention au niveau national qui profitait indirectement aux tourteaux de soja a permis un retour à la vérité des prix et par voie de conséquence une plus grande vulnérabilité face à la fluctuation des cours. Ces derniers, qui étaient de 2.600 DH la tonne en novembre 2000, ont atteint les 2.840 DH en janvier 2001. «La mondialisation joue à plein dans le secteur», souligne M. Driss Traki. Le Maroc consomme près de 450.000 tonnes d'huile de table par an et a produit en 2000 seulement 20.000 tonnes de graines oléagineuses.


Pourquoi le lait manque sur le marché?

Le lait UHT est un produit rare depuis la fin du Ramadan. La raison est simple. La Centrale Laitière, qui approvisionne le marché, s'était fixée comme objectif d'éviter la pénurie en période de jeûne à un moment où la demande explose. L'ensemble des stocks ont été mis à disposition. Parallèlement, en sus du fait que la période correspondait à la basse lactation, la sécheresse a amplifié le phénomène de raréfication du lait. Aujourd'hui, les stocks sont encore en cours de constitution, le marché n'étant pas encore approvisionné en abondance. Fatima Mossadeq

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