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Economie

Exploration pétrolière: Les banquiers toujours réticents

Par L'Economiste | Edition N°:1760 Le 04/05/2004 | Partager

. Les bailleurs de fonds critiquent le volet fiscal et le manque de transparence. Les pétroliers continueront à financer eux-mêmes l’exploration La VIIIe conférence sur le financement du pétrole et du gaz s’est achevée le week-end dernier à Marrakech. Mais, la question de savoir si le pétrole existe au Maroc restera toujours sans réponse. La directrice de l’Onarep (office national de recherche pétrolière), Amina Benkhadra, ne veut surtout pas avancer des annonces fracassantes. Pour la DG de l’Office, si les prospections n’étaient pas bonnes et prometteuses, les investisseurs n’iraient pas aussi loin. Même discours modéré auprès des détenteurs de permis actuels: «Le potentiel existe, mais nul ne peut déterminer le timing des résultats». Ce n’était pas non plus l’objectif de cette conférence panafricaine qui s’est tenue pour la première fois dans un pays non producteur de pétrole, avec pour thème: «Le financement et le négoce». Du côté des financiers, qui ont participé en force à ce forum, notamment les banques, les réponses resteront mitigées. Le potentiel africain de manière générale existe certes, et les risques aussi. Les recherches sont lourdes, et parfois sans résultats. Les règles prudentielles empêchent, d’une certaine manière, les bailleurs de fonds à investir dans la recherche. Un cycle d’explorations peut coûter jusqu’à 100 millions de dollars. Les coûts d’un forage pour un puits peuvent avoisiner les 20 millions de dollars. Mais le facteur risque n’est pas l’unique frein en ce qui concerne les investissements. D’après les interventions des responsables des grandes banques, les procédures et la fiscalité «pétrolière» sont autant de limites. «Dans des pays producteurs, le volet fiscal est contraignant». Durant le forum de Marrakech, l’on insistera également sur la transparence dans les contrats d’exploration et plus globalement sur la garantie des gouvernements. Les plus grands pays pétroliers sont d’ailleurs les pays les plus pauvres en Afrique à cause partiellement de ces taxes, qui ne vont certainement pas avec le développement du pays, insiste une députée nigérienne. En attendant de meilleures procédures africaines, les banques demeurent réticentes quant aux risques à prendre en amont, au niveau de la recherche pétrolière. En revanche, elles sont bien présentes en aval. C’est-à-dire au moment des forages, et une fois le prospect bien cerné. Les plus courageuses franchissent le pas même pour la recherche, lorsque l’entreprise pétrolière est solvable.Mais dans la grande majorité, ce sont les entreprises pétrolières, les majors particulièrement qui prennent en charge la recherche et l’exploration. A travers les cash-flows dégagés, les entreprises établissent des stratégies pour l’exploration en fonction des résultats, mais aussi selon l’évaluation du potentiel du pays. Depuis quelque temps, est développée une autre catégorie d’investisseurs, celle des juniors, souples quant à leurs engagements, en levant des fonds auprès des Bourses pour le financement. Une sorte de trader.Pour un banquier local, le marché pétrolier est bien capitalistique, et donc n’a pas besoin en réalité des fonds bancaires. Pour preuve, il arrive à lever les fonds facilement auprès des Bourses internationales, si ses évaluations prévoient d’importants gisements. «Si nous devons être présent, c’est sur des niches comme la couverture des commodités», estime ce banquier.La 8e conférence sur le négoce et le financement du pétrole et gaz en Afrique, née en 1996, aura donc bouclé ses travaux. Les organisateurs marocains ont remis solennellement, lors d’une cérémonie officielle, le flambeau au Mozambique qui abritera la IXe édition en 2005.


Les réserves en Afrique

Rappelons que les réserves africaines sont estimées actuellement à 7% des réserves mondiales. En 2010, les estimations sont de plus de 15%. Un pays à potentiel comme le Maroc a mis en place une loi incitative sur les hydrocarbures. Ce qui lui a permis d’attirer de grands ténors. Ils sont 17 entreprises à avoir négocié des permis de recherche et d’exploitation pour le pétrole et ce, depuis 2001, après l’adoption de la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Certains ont déjà démarré les forages. D’autres sont en train de finaliser les dernières retouches à l’instar des pétroliers canadien Vanco ou américain Shell, notamment dans la région d’Agadir. L’américain Shell est à la recherche de partenaires pour le forage dans les environs d’Agadir. A signaler que la géologie marocaine étant complexe, le risque de financement est plus lourd pour le Maroc. Depuis 2002, près de 400 millions de DH ont été investis dans la recherche à travers les 17 permis accordés jusqu’à maintenant par l’Onarep. Les derniers permis ont été accordés au groupe espagnol Repsol. Deux nouveaux permis sont en cours de négociation.Badra BERRISSOULE

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