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Economie

Expiration de l'accord de pêche: Le gouvernement serein

Par L'Economiste | Edition N°:643 Le 22/11/1999 | Partager



· Le flou halieutique cède la place à une position claire de la partie marocaine
· De simples protocoles d'accord provisoires, les relations maroco-espagnoles se sont progressivement transformées en de véritables accords de pêche


Reconduction. Depuis une dizaine d'années déjà, ce mot a été synonyme, dans le secteur de la pêche, d'un véritable capharnaüm. Longtemps ressassée, cette question qui a taraudé les esprits des professionnels des années durant ne souffre aujourd'hui d'aucune nuance ou ambiguïté. Car simplement "le Maroc ne fait qu'appliquer les clauses de l'accord de 1995 stipulant que c'est le dernier du genre", indiquent les observateurs. Le flou halieutique cède donc la place à une position claire que nos voisins européens semblent, eux aussi, "respecter" et surtout "comprendre". La lettre de Jaque Santers, ex-président de la Commission Européenne, en 1995 à Feu SM Hassan II faisant foi: elle sollicitait (sans révision à mi-parcours cette fois) une durée de cinq ans supplémentaires pour permettre la reconversion de la flotte européenne opérant dans les eaux marocaines. Et chose promise, chose due.
En fait, c'est un curieux retour de situation qui marque aujourd'hui les relations maroco-espagnoles dans le secteur de la pêche: de simples protocoles d'accord provisoires, ces relations se sont transformées en 1983 en un accord en bonnes et due forme comportant entre autres une réduction de l'effort de pêche de 40% sur toutes les pêcheries dont 20% dès la première année. Il a fallu attendre l'adhésion de notre voisin ibérique en 1986 à l'Union Européenne pour que l'accord de pêche soit élargit conformément à la réglementation européenne. Dès lors, trois accords ont été scellés entre le Maroc et l'Union Européenne. Le premier en 1988 avec une réduction de 20% de l'effort de pêche pour les céphalopodes et les poissons blancs et une compensation financière de 80 millions de Dollars (environ 799 millions de DH). Outre l'accroissement de la contrepartie financière (il est passé à 120 millions de Dollars), le second accord en 1992 a apporté une grande nouveauté: l'insertion d'une clause de révision à mi-parcours. Mais la révision n'était pas une partie de plaisir, loin de là. Après d'âpres et houleuses négociations, les deux parties ont convenu d'une augmentation de l'enveloppe à 150 millions de DH et un libre accès des conserves de sardines marocaines sur le marché communautaire.
Aujourd'hui, sans triomphalisme ou esprit de victoire, la non-reconduction de l'accord de pêche est perçue par la partie marocaine comme le signe d'un renforcement de ses relations avec l'Espagne, qui du reste est membre de notre plus grand partenaire en terme d'échanges commerciaux, l'Union Européenne. Un renforcement basé sur des rapports durablement et résolument tournés vers l'avenir.
Parallèlement, la perspective de sociétés mixtes semble aujourd'hui mieux définie. "Les sociétés mixtes est une pratique où l'on met en place un homme de paille marocain avec une autorisation en contrepartie d'une rente généreusement accordée", souligne les observateurs.
Indéniablement, l'histoire retiendra cette transition tranquille des relations maroco-espagnoles comme elle retiendra les défaillances de la précédente négociation.


Manifestations des agriculteurs espagnols


Plusieurs régions espagnoles ont connu mercredi de gigantesques manifestations d'agriculteurs qui protestaient contre un éventuel octroi de concessions aux exportations agricoles marocaines vers les pays de l'Union Européenne. Ils voulaient ainsi défendre leurs intérêts en prévision des futures négociations sur le volet agricole de l'accord d'association Maroc-UE. En vue de gagner la sympathie de l'opinion publique, les manifestants ont distribué plus de 100.000 tonnes de différents produits (agrumes, tomates, fleurs coupées et pommes de terre).

(MAP)

Hassan BOUCHACHIA

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