×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Experts-comptables: Bouzoubaâ s'explique

    Par L'Economiste | Edition N°:809 Le 13/07/2000 | Partager

    • Le ministre chargé des Relations avec le Parlement estime que le nombre de bénéficiaires de l'amendement ne dépassera pas 50M. Mohamed Bouzoubaâ, ministre chargé des Relations avec le Parlement, signe et persiste. La proposition finale amendant la loi 15/89 relative aux experts-comptables ne laisse pas la porte grande ouverte à tout le monde. Au contraire, dit-il, de toutes les propositions avancées par les députés de la majorité et le Ministère de l'Economie et des Finances, c'est elle qui réduit au maximum le nombre de candidats à l'accès à l'Ordre. Selon le ministre, celui-ci ne dépassera pas 48 à 50 personnes dans l'immédiat. A plus long terme (théoriquement, les dispositions de la proposition resteront en vigueur jusqu'à 2008), ce nombre pourrait atteindre 60. Mais pour M. Bouzoubaâ, c'est vraiment un maximum.Le ministre chargé des Relations avec le Parlement estime que ses propos, publiés par L'Economiste(1), ont été mal compris. Les 5 à 8% dont il a parlé ne sont pas calculés par rapport à ceux qui exerçaient l'expertise comptable en 1993 et n'avaient pas accédé à l'Ordre lors de l'application de la loi en 1996. Ce taux reflète l'écart entre les bénéficiaires éventuels de la proposition avancés par le Ministère des Finances (50) et ceux concernés par la proposition de la majorité (54). La différence ne serait pas grande par rapport à ce que les experts-comptables sont prêts à accepter. Ces pourcentages ayant prêté à confusion auprès de la profession, le ministre a donc avancé des estimations chiffrées telles qu'elles se dégagent des données du Département des Finances. Il s'agit en premier lieu de 24 candidats qui remplissaient les conditions requises en 1993, mais qui n'ont pas déposé leurs dossiers de candidature dans les délais prévus par la loi. Viennent ensuite quelque 80 candidats, dont les dossiers ont été rejetés parce qu'ils n'avaient pas l'expérience requise. Un nombre important d'entre eux ne seraient plus intéressés par l'accès à l'Ordre selon le Ministère des Finances. Ce qui explique la différence entre les chiffres du Ministère des Finances (24 + 80) et les estimations du ministre.A rappeler que la réaction des experts-comptables à l'interview de M. Bouzoubaâ a été virulente (cf. L'Economiste d'hier). Ils avaient qualifié ses propos de «mensonges sur toute la ligne«. Dans l'entourage du ministre, le mécontentement est visible. «M. Bouzoubaâ ne parlait pour son propre compte, mais au nom du gouvernement«, affirme-t-on. Il aurait même reçu les félicitations du Premier ministre pour avoir «si clairement exprimé la position du gouvernement« (exception faite des pourcentages relatifs aux bénéficiaires). Le ministre, quant à lui, ne cherche visiblement pas entrer en conflit avec les professionnels. «Mon rôle en tant que représentant du gouvernement dans ce dossier, indique-t-il dans un entretien téléphonique, était de prendre en considération les points de vue des différentes parties afin d'arriver à un compromis«. M. Bouzoubaâ estime qu'il n'a rien à se reprocher puisque la mouture finale de la proposition de loi est la plus modérée. Pour lui, la dernière position des experts-comptables est tout simplement «antidémocratique«. «Comment peut-on parler de démocratie si toutes les professions s'amusent à démissionner chaque fois qu'il y a un amendement de la loi au Parlement?« O.M.(1) Cf. L'Economiste de lundi 10 juillet, n° 806.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc