×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Evitez le sport en fin de journée!

    Par L'Economiste | Edition N°:1394 Le 12/11/2002 | Partager

    . Les études montrent qu'il vaut mieux se limiter à des efforts de faibles durée et intensité . Les performances diminuent lors des 10 premiers jours du Ramadan pour reprendre vers la fin Si pour certains, le mois de Ramadan est synonyme d'inertie, d'autres au contraire en profitent pour exercer leur sport favori, surtout à l'approche de la rupture du jeûne. Ce qui est totalement déconseillé. “Les habitudes de vie (alimentation, rythme veille/sommeil, activités quotidiennes) changent. Il s'ensuit une influence sur les mécanismes biologiques, psychologiques et nutritionnels du jeûneur qui occasionnent une diminution des performances physiques principalement vers la fin de la journée”, explique Nabil Berrada, médecin généraliste.“Normalement, toute activité sportive nécessite une information claire sur les risques propres à celle-ci”, poursuit-il. Théoriquement, les exercices modérés ou intenses devraient être évités en fin de journée, surtout en période de chaleur, au cours d'un jeûne. Cependant, une activité physique modérée peut être envisagée pendant Ramadan, à condition de respecter une progressivité des exercices et des apports alimentaires et hydriques adéquats. Les résultats d'une étude menée par la Fondation Hassan II pour la recherche scientifique et médicale sur le Ramadan confirment cette constatation. L'objectif de ces travaux a été d'évaluer l'impact du jeûne du mois de Ramadan sur la pratique sportive chez différentes populations, afin de mieux les renseigner sur les facteurs susceptibles d'affecter les performances (nutrition, sommeil, activité…). Cette étude a été menée auprès d'adolescents effectuant des efforts physiques dans le cadre de leur cours d'éducation physique, de sportifs de haut niveau, mais aussi d'adultes. Chez les adolescents, les performances s'amenuisent d'autant plus que l'exercice réalisé sollicite des efforts de vitesse et de course en durée. Les efforts brefs et puissants sont moins touchés par l'effort du jeûne. L'étude a aussi démontré que les performances constatées l'après-midi sont plus faibles que celles réalisées le matin. Elles changent aussi d'un sexe à l'autre. Ainsi, chez les filles, il est constaté une diminution plus importante que chez les garçons. Parallèlement à l'exécution d'efforts répétés, la vigilance est diminuée pendant le Ramadan (premiers 10 jours) puis augmente progressivement (20e jour jusqu'après Ramadan). Globalement, chez les adultes, l'étude a mis à jour une baisse des performances en début de Ramadan (10 jours), puis stagnation entre le 10e et la fin du Ramadan, et un retour aux valeurs initiales après le mois de jeûne. Dans des épreuves de puissance, la performance ne change pas pendant le Ramadan et augmente vers la fin du mois. Les résultats de cette étude montrent que le jeûne diminue les performances sportives, que ce soit chez les adolescents ou les adultes, et principalement en début du mois. “Même si ces résultats ne permettent pas de répondre clairement à la question de la pratique du sport occasionnel pour la détente au cours du Ramadan, ils permettent d'attirer l'attention du jeûneur sur la diminution de la capacité d'endurance pouvant être à l'origine d'éventuels accidents”, souligne-t-on du côté de la Fondation. Mieux vaut donc se limiter à des efforts de faibles durée et intensité et éviter le sport à l'approche du jeûne.Fédoua TOUNASSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc