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    Evaluation du risque : Les éléments subjectifs en soutien de l'analyse

    Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager

    Un secteur sinistré ou une gestion défaillante et l'entreprise n'est plus en mesure d'honorer ses échéances. La banque court souvent de tels risques. La parade: une évaluation quantitative des risques, mais les aspects subjectifs ont toujours droit de cité.


    "Les banques demandent trop de garanties", se plaignent très souvent les emprunteurs, généralement les PME et les particuliers. "Elles viennent en dernière instance dans un dossier de crédit", rectifient les accusées. Soumis à la contrainte de la rentabilité, les organismes de financement ne peuvent évidemment pas se lancer dans des opérations sans évaluer de manière aussi précise que possible les risques. Depuis la mise en application des règles prudentielles (Ratio Cooke et coefficient de division des risques) et les nouvelles règles de provisionnement des créances douteuses, l'aventurisme n'est plus permis en matière d'octroi de crédits. Ces dispositions réglementaires exigent en effet de la banque un renforcement des fonds propres et limitent leurs engagements sur un même client. Si ces décisions sont instaurées pour assurer plus de sécurité au système financier, elles ont poussé la banque à étoffer son arsenal pour évaluer les risques. Celui-ci est d'abord tenue d'apprécier le risque du point de vue interne. "Elle doit d'une part s'assurer que sa trésorerie lui permet d'octroyer un crédit et, d'autre part, voir si ses fonds propres offrent la possibilité de réaliser cette opération", explique M. M'fadel El Halaïssi, sous-directeur à la Direction de l'Investissement et du Crédit de la BMCE.

    Scoring

    L'analyse du risque prend un aspect différent selon qu'il s'agit d'un crédit personnel, actuellement très porteur sur la place, ou d'un engagement envers une petite ou grande entreprise. Le risque est apprécié à travers le salaire, les charges familiales (nombre d'enfants, situation professionnelle de la femme). Les antécédents avec les organismes prêteurs (contentieux ou non) sont toujours pris en considération. Pour autant, le relationnel demeure pour ce type de clientèle. "Il est plus facile de prêter à une personne connue" , explique un banquier.

    L'approche est en revanche plus complexe pour une entreprise. Il est indiqué que les critères objectifs en constituent la base. D'abord la quotité de financement: les banques appliquent souvent le critère du 20-80 (20% fonds propres et 80% crédit) ou 30-70 selon la taille du projet et de l'entreprise. La structure financière, la rentabilité économique et l'évolution de l'activité du secteur sont passées au peigne fin. Pour un banquier, tout crédit doit être adossé à une activité dynamique. La technologie utilisée de même que les compétences de l'opérateur font aussi l'objet d'une appréciation serrée.

    Pour les deux groupes, la technique du crédit scoring demeure "un outil de prise de décision incontestable en avenir incertain", souligne M. El Halaïssi. Mais elle ne peut se substituer ni à d'autres formes d'investigation comme la connaissance réelle de la relation et sa solvabilité, ni aux sûretés réelles ou personnelles. Pour les entreprises, le fait de s'appuyer uniquement sur les données du bilan pour l'analyse du risque en constitue aussi une limite.

    Critères significatifs

    Le scoring consiste à apprécier la solvabilité d'un emprunteur en évaluant la probabilité de survenance des recettes futures. "Les techniques statistiques de traitement de l'information sont en mesure de déterminer la corrélation entre les caractéristiques sélectionnées et la solvabilité de l'emprunteur", est-il expliqué. Une nuance doit toutefois être observée. Cette technique, appliquée aux particuliers, nécessite l'homogénéisation des critères sélectionnés, alors que pour les entreprises les données peuvent être hétérogènes. La raison: les comportements financiers des entreprises diffèrent selon leur secteur d'activité, leur taille, leur forme de gestion et leurs besoins en volume et en catégories de crédits. Il s'agit de choisir les critères de solvabilité les plus significatifs, après des recherches auprès des différentes entreprises en bon ou mauvais état(1). En raison de la différenciation du comportement financier des entreprises selon leur secteur, il est tenu compte des comparaisons intersectorielles effectuées avec les ratios moyens dudit secteur.

    Cinq ratios ont été retenus pour le scoring. Ce sont le FRN/total actif, réserves/TA, RBE/TA, FP/Total dettes et CA/TA. Ils sont pondérés par des coefficients qui sont respectivement de 1,2, 1,4, 3,3, 0,6 et 9,9. La somme constitue la note attribuée à une société. Plus elle est élevée, plus l'entreprise est considérée comme viable et le crédit moins risqué.
    Malgré la force de la méthode, l'analyse du risque devrait être étayée par des éléments plus subjectifs relatifs à la compétence du demandeur ou à sa surface financière personnelle.

    Alie Dior NDOUR









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