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International

Euromed: Le dossier du Proche-Orient piétine

Par L'Economiste | Edition N°:1139 Le 08/11/2001 | Partager

. La conférence s'est achevée néanmoins sur un consensus pour la lutte contre le terrorisme La conférence ministérielle euro-méditerranéenne a pris fin, mardi dernier à Bruxelles, après deux jours de travaux dominés par les répercussions des attentats du 11 septembre sur la scène internationale et la situation explosive au Proche-Orient. En l'absence de décisions déterminantes pour hisser le partenariat euro-méditerranéen, et surtout en l'absence de consensus sur la question proche-orientale, Bruxelles s'est contentée d'un document général intitulé «Conclusions de la présidence«. Mais la conférence aura au moins eu le mérite de réunir, autour d'une même table, l'ensemble des 27 Etats partenaires, y compris la Syrie, le Liban et Israël. Le conflit israélo-arabe a d'ailleurs accaparé une bonne partie des travaux de la conférence. Même si Louis Michel, le commissaire européen aux relations extérieures, a insisté sur les résultats «utiles et positifs« de la conférence, il a reconnu l'échec de la partie européenne à convaincre les Israéliens d'accepter le déploiement d'observateurs dans les territoires palestiniens occupés. Les ministres du partenariat euro-méditerranéen ont pourtant appelé Israéliens et Palestiniens à reprendre les négociations avec pour objectif la constitution d'un Etat palestinien indépendant et viable. Louis Michel a également annoncé qu'une mission de l'UE doit se rendre à partir du 15 novembre au Proche-Orient pour essayer de rapprocher les positions des deux parties. Sur le chapitre du terrorisme, les chefs de la diplomatie des 27 ont réitéré leur «condamnation sans appel« des attentats du 11 septembre et du terrorisme «partout dans le monde«, tout en insistant sur la nécessité de s'attaquer aux causes profondes de ce phénomène. Concernant le volet économique et financier du partenariat, les ministres ont convenu qu'une évaluation devrait être faite des «conséquences économiques éventuelles« du 11 septembre. Tout en se félicitant de la poursuite des négociations pour la conclusion d'accords d'association entre l'UE et les partenaires méditerranéens qui ne l'ont pas encore fait, les 27 ont souligné la nécessité de réaliser des progrès dans les échanges Sud-Sud. A cet égard, la déclaration d'Agadir de mai dernier annonçant la mise en place d'une zone de libre-échange entre le Maroc, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie, a été considérée comme un «élément très positif« auquel l'UE apporte son soutien politique et technique.Par ailleurs, la réunion extraordinaire du Forum parlementaire euro-méditerranéen a lieu aujourd'hui jeudi à Bruxelles. Elle devra se pencher sur la question de l'intensification du dialogue interculturel entre les deux rives de la Méditerranée après les attentats du 11 septembre. La réunion sera aussi l'occasion de témoigner de la volonté de leurs pays de combattre le terrorisme et parer au risque de voir l'islam assimilé par certains au terrorisme.


La vision de Solana

Le haut représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, avait déclaré à l'occasion d'Euromed qu'il faut saisir l'occasion de cette réunion pour avoir une vision de l'avenir du processus de Barcelone dans toutes ses composantes. Pour Solana, il s'agit d'adopter un nouveau dialogue politique, dialoguer avec les sociétés civiles, renforcer les relations entre les peuples et consolider le partenariat économique. «Enfin, nous pouvons utiliser notre groupe comme une tête de pont vis-à-vis du reste du monde. En travaillant dans la même direction, nous pourrons voir trois progrès: plus de coopération et plus d'échanges. C'est cela la vision de Barcelone. Elle est encore plus que jamais d'actualité», a souligné Solana dans un communiqué envoyé à L'Economiste. F. Z. T. (MAP)

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