×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    eleconomiste

    eleconomiste
    Economie

    Euromed et les médias
    “Il faut s’occuper de la jeunesse!”
    Entretien avec Juan Prat y Collo, ambassadeur espagnol pour les Affaires de la Méditerranée

    Par L'Economiste | Edition N°:2136 Le 24/10/2005 | Partager

    . Créer une classe moyenne est essentiel pour stabiliser le pays. Favoriser la liberté d’expression et la liberté de croyance. Espagne: Il y a un problème de perception du MarocLe processus de Barcelone réunit le pourtour méditerranéen autour d’un vaste projet de création d’un espace commun. Rien n’est moins évident aujourd’hui, d’autant que l’opinion publique n’en fait pas grand cas. A quelques semaines du Sommet, qui devrait valider la déclaration ministérielle, l’ambassadeur espagnol Juan Prat, ancien routier de la Commission européenne, estime que le plus important aujourd’hui est de s’occuper de la jeunesse des pays du Sud, travailler sur la migration ensemble, donner envie aux migrants de revenir chez eux pour développer leur pays.- L’Economiste: Quelles vont être les priorités du Sommet de Barcelone?- Juan Prat: Il faut premièrement ratifier au plus haut niveau la déclaration des ministres des Affaires étrangères d’il y a dix ans. Il faut élever le niveau de l’engagement de tous les pays du pourtour euroméditerranéen sur notre volonté de continuer de travailler en commun.Dans le programme d’action, il faut, en deuxième lieu, se concentrer sur les éléments qu’on n’a pas pu faire avancer, dont les réformes économiques qui demeurent inégales. En général, je dirais il faut accélérer les réformes économiques et avec elles, les réformes politiques en cours. Si jusqu’à présent, on avait beaucoup de soucis sur l’équilibre entre réforme et stabilité, aujourd’hui, il n’y aura plus de stabilité sans réformes. Troisièmement, il faut se concentrer beaucoup plus sur les aspects éducationnels culturels. La population du Sud est jeune, il faut s’occuper de la jeunesse et favoriser des échanges. C’est essentiel. - Donc travailler sur la migration?- C’est le quatrième point. L’Espagne, le Maroc et la France ont insisté pour inclure un quatrième volet, celui de la migration et l’intégration sociale. Cela pour arriver à créer en Méditerranée un espace commun comme on l’a déjà en Europe et dans lequel nous mutualisons la gestion des mouvements des personnes et travaillons ensemble pour une intégration des migrants. Car il faut non seulement contribuer aux économies et à l’évolution sociale des pays du Nord, mais également aux économies de leur pays d’origine.En Espagne, nous en avons l’expérience à travers les siècles. Nous avons eu des migrants vers l’Amérique latine et l’Europe qui, ensuite, sont revenus. Nous pensons qu’un migrant peut avoir le désir de rentrer dans son pays d’origine. - Mais cela prend du temps…- Cela prend du temps mais il faut regarder l’avenir et le long terme. Le processus de Barcelone n’est pas un partenariat de court terme.- Est-il possible d’envisager des programmes où les jeunes du Sud ont l’opportunité d’aller dans les pays européens pour ensuite revenir chez eux?- C’est une idée tout à fait possible et qui a déjà été entrevue. Il faut que les jeunes et les moins jeunes migrants aient la possibilité de contribuer à l’essor de leur propre pays. C’est essentiel, on ne peut pas laisser les meilleurs partir. Cela appauvrit le pays. En Espagne, le développement économique s’est fait à travers la libéralisation économique, la facilitation de l’investissement étranger, l’arrivée du tourisme, mais aussi la valve d’échappement de la migration. Ces migrants sont revenus et ont contribué à la création de petites entreprises en Espagne et à l’essor d’une classe moyenne déjà en développement.C’est essentiel de créer une classe moyenne, sinon on n’arrivera pas à stabiliser les pays. Ces pays ont besoin de liberté d’expression, de liberté de croyance, d’une classe moyenne. Si on arrive à faire tout cela, je pense que les migrants aideront à développer leur pays.- Si vous aviez un message pour les jeunes Marocains, que leur diriez-vous?- Je leur dirais de continuer à croire en leur pays, travailler pour plus d’ouverture et plus de liberté. Je pense que le Maroc est un pays qui a fait le plus d’efforts ces dernières années. C’est un pays dans lequel les jeunes doivent croire en leur avenir et s’efforcer de construire cet avenir en commun. Ils ont le soutien des acteurs de l’Euromed et du pays voisin l’Espagne, qui devrait mieux connaître le Maroc. Car il y a un problème de perception.Propos recueillis par Mouna KADIRI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc