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Courrier des Lecteurs

Euro: Opérateurs marocains, retroussez vite vos manches!

Par L'Economiste | Edition N°:445 Le 17/02/1999 | Partager

L'adaptation à l'Euro préoccupe les opérateurs marocains. En témoigne le débat qui a animé le petit déjeuner de l'AMTE. Plusieurs recommandations en sont sorties.

L'Euro continue de susciter les débats. Le petit déjeuner organisé par l'AMTE (Association Marocaine des Trésoriers d'Entreprises) hier, mardi 16 février, a été l'occasion de faire le point sur la situation au Maroc depuis le démarrage de la monnaie unique et de formuler les recommandations pour l'avenir.
Encore une fois, l'assistance a pu débattre des opportunités que présente la monnaie unique pour les opérateurs nationaux. Arrive en tête l'amoindrissement du risque de change. "Le poids que pourrait avoir la monnaie unique dans le panier du DH induit une grande stabilité DH/Euro et par là un risque moins grand pour les transactions commerciales libellées en Euros", explique M. Jamal Lemridi, directeur central des Affaires Internationales du Crédit du Maroc.
A cela s'ajoutent une plus grande transparence des prix dans la zone de l'Euroland avec des opportunités d'ouverture sur des marchés nouveaux et des possibilités de financement avantageuses en Euros (commerce extérieur notamment). Autre avantage jugé de taille: Plus de risque de dévaluation compétitive de la part des pays de l'Europe du Sud, principaux concurrents des exportateurs marocains. Par ailleurs, l'assistance a évoqué la possibilité de l'élargissement de la baisse des taux d'intérêt observée dans l'Euroland aux pays partenaires, dont le Maroc. Si les taux d'intérêt sont maintenus, les opérateurs marocains pourraient avoir recours à des banques européennes pour financer leurs investissements. Les intervenants ont rapidement écarté cette hypothèse. "Pour les PME/PMI, principaux clients des banques, la prime de risque exigée par ces institutions renchérit les financements", souligne M. Abderrahim Ghiati, directeur de l'International et de la Trésorerie de la Société Générale.
La rencontre s'est terminée sur une série de recommandations pour les opérateurs marocains. Il s'agit notamment du règlement et de la facturation, tant que faire se peut, en Euros y compris avec les partenaires "out". Cela n'empêche que la souplesse reste de mise (double affichage). Il est également conseillé de faire jouer la concurrence entre ses fournisseurs.
A ce propos, l'assistance s'est interrogée sur le choix de la monnaie (Dollar, Euro, Yen...) pour un financement en devises. "Ceci dépend de l'activité même de l'entreprise et de ses partenaires", affirme M. Lemridi.
Sur les plans humain et logistique, les intervenants ont mis l'accent sur la formation du personnel, entre autres commercial, l'adaptation par les sociétés d'un système informatique et comptable et ce, le plus rapidement possible afin d'éviter la précipitation de dernière minute appelée "effet de porosité".

Hanaa FOULANI & Yousra MAHFOUD


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