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    Economie

    Euro-Med: L'UE a les yeux rivés sur les Balkans

    De notre envoyé spécial, Mohamed CHAOUI

    Par L'Economiste | Edition N°:486 Le 15/04/1999 | Partager

    · Le partenariat euro-méditerranéen en recul en raison du contrôle des gouvernements nationaux
    · La société civile du pourtour sud de la Méditerranée n'a pas les moyens


    Stuttgart est mobilisée: plus de 27 délégations du pourtour de la Méditerranée sont dans ses murs. La capitale du Land de Bade-Wurtemberg abrite en effet la troisième Conférence euro-méditerranéenne des ministres des Affaires Etrangères. Les trois piliers de Barcelone sont en principe au menu.
    Il s'agit des volets «Politique et sécurité», «Social et culture» et surtout le volet «Economique et financier». Ce dernier volet est le nerf de la coopération entre les deux rives de la Méditerranée. Il focalise à lui seul toutes les critiques qui fusent de toutes parts. En effet, le programme MEDA, mis en place pour accompagner la mise à niveau des économies des pays du Sud, particulièrement ceux signataires des accords d'association. Sa mise en oeuvre a enregistré un retard que personne ne nie à Stuttgart.
    L'enveloppe financière allouée est jugée insuffisante. Pour un fonctionnaire de la Commission Européenne, les gouvernements respectifs avaient du mal à mettre en place les ajustements structurels nécessaires.

    Lobbying


    Les fonds MEDA destinés à cette rubrique ont commencé à arriver selon un timing qui n'est pas toujours du goût de tout le monde. Ce fonctionnaire explique la lenteur de ce partenariat par «les possibilités limitées. Seules 20 personnes gèrent ce dossier à Bruxelles. C'est très peu», affirme-t-il.
    D'ailleurs, l'UE conseille ses partenaires de se regrouper dans des blocs régionaux ayant du poids pour exercer une pression sur Bruxelles. Le Maroc s'inscrit dans cette logique, puisqu'il a signé des accords d'association avec la Tunisie et l'Egypte.
    Cela est d'autant plus important que l'UE compte se concentrer au cours des années à venir sur son élargissement. Elle veut le préparer et met les moyens pour ce faire. D'ailleurs, son regard est désormais rivé sur les Balkans où des milliards d'Euros seront mobilisés. Son programme prévoit de consacrer 3 milliards d'Euros à l'Europe centrale et orientale, en particulier pour les pays qui vont intégrer l'Union. Pour le reste du monde, à peine 6 milliards. Ce partenariat euro-mediterranéen souffre d'un autre mal, celui de la crainte de le voir disparaître. Cette crainte se fait de plus en plus sentir. Plusieurs indicateurs le montrent. La reprise en main du contrôle du budget par les gouvernements de l'UE en est un.
    Le contrôle tatillon des dépenses en matière de coopération est manifeste. Plusieurs programmes de coopération ont été stoppés. Une autre critique formulée ici et là concerne le poids de la société civile. Les moyens matériels font défaut à cet acteur dont le rôle est de promouvoir la coopération autour de la Méditerranée. La société civile ne peut donc s'acquitter convenablement de ses missions.
    Il est évident que l'Allemagne a voulu capitaliser la Conférence ministérielle en organisant en parallèle plusieurs forums. Outre l'économie, les sujets traités portaient sur l'environnement, les syndicats et les droits de l'Homme. Chaque forum a formulé des recommandations à même de donner un coup de fouet au processus euro-méditerranéen. Pourtant, dans les coulisses, des responsables de forums affirment que la présidence allemande affiche des réticences à introduire ces propositions dans l'ordre du jour de la Conférence ministérielle.

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