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Euro Fiduciaire J-25Distinguer un vrai billet d'un faux

Par L'Economiste | Edition N°:1159 Le 06/12/2001 | Partager

. Pour contrer les faux-monnayeurs, Europol crée un centre d'analyse de fausses coupures. Les pays de l'Euroland et les pays partenaires sont mis à contribution. Les billets sont dotés de verrous de sécurité visibles à l'oeil nuLe flux de devises nationales de l'Euroland risque d'exploser entre les 2 janvier et 28 février 2002. Un terrain favorable au blanchiment de l'argent sale. En tout cas, les banquiers européens ne s'y trompent pas. L'euro attirera toutes les convoitises des faussaires à l'instar du dollar, car son espace de circulation est large et concerne plus de 300 millions de consommateurs. La monnaie unique va donc offrir aux contrefacteurs des débouchés «plus intéressants« que les devises nationales de l'Euroland.Autre facteur d'inquiétude des experts: la contrefaçon risque d'émaner en grande partie des pays non membres de la zone euro, notamment de l'Europe centrale. Autant dire que l'identification des filières sera complexe. Pour contrer le phénomène, Europol a créé un centre d'analyse de fausses coupures et est en train de mettre en place une base de données à partir de l'examen de billets suspects repérés dans certains pays membres de l'Euroland.Sur le plan national, les banques sont pour la plupart conscientes du danger, mais ne semblent pas paniquer outre mesure. En tout cas, les caissiers ont suivi un séminaire sur les signes de sécurité de l'euro, organisé par Bank Al-Maghrib, la Banque centrale européenne et la Banque de France.Avec l'appui de Bank Al-Maghrib toujours, elles devraient au cours de ce mois acquérir du matériel de détection des faux billets pour équiper leurs réseaux d'agences. Pour minimiser les risques de contrefaçon, le billet euro est doté de sept signes de sécurité parfaitement visibles à l'oeil nu qui sont liés à la fabrication du papier et à l'impression. De plus, il est doté de clés supplémentaires dont quelques-unes sont connues des banques commerciales. Il s'agit notamment de compte-fils qui permettent de distinguer des textes rédigés avec des minilettres et microlettres et de procédés qui s'appuient sur les propriétés de la lumière. Ainsi, à la lumière UV, le papier ne devient pas fluorescent. Au recto, le drapeau européen et la signature du président de la BCE passent du bleu au vert fluorescent et les étoiles du drapeau, du jaune à l'orange fluorescent.Au verso, la carte de l'Europe, le pont et le chiffre indiquant la valeur du billet apparaissent en jaune fluorescent.Enfin d'autres clés gardées secrètes sont connues exclusivement des banques centrales.Les concepteurs de billets ont également pensé à monsieur tout le monde et aux mal-voyants. «Le contrefacteur cherche d'abord à tromper le public sans reproduire fidèlement les sept signes, car cela lui reviendrait trop cher«, relève Idriss Bennani Smirès responsable du département de la gestion des réserves BAM. Pour monsieur tout le monde donc, trois types de verrous ont été intégrés dans les billets. Trois concernent la fabrication du papier (teinte, filigrane et fil métallique). Deux s'appuient sur des hologrammes (bande holographique et patch holographique). Quatre autres dépendent du mode d'impression des billets (taille douce, transvision, motifs à couleur changeante et bandes iridescentes). . Ne vous contentez jamais d'un seul verrou!A noter que cinq de ces verrous sont communs à toute la gamme euro. Deux autres sont spécifiques aux coupures de 5, 10 et 20 euros. Les deux derniers concernent les billets de 50, 100, 200 et 500 euros. Au total donc, ce sont bien sept signes de sécurité qui concernent chaque coupure.D'après le guide officiel de formation consacré à l'euro et édité par la BCE, les éléments de base d'authentification des billets ne requièrent aucune technologie spécifique. Il suffit d'un peu d'attention, le temps de se familiariser avec ces différents signes. Parmi les conseils pratiques de la BCE, la nécessité de vérifier plusieurs verrous et ne pas se contenter d'un seul. En cas de doute, elle suggère de comparer le billet avec un autre dont l'authenticité n'est pas discutable. Sont préconisés quatre tests simples:n Toucher l'impression en relief: Les procédés spécifiques d'impression confèrent au billet un toucher unique. Les initiales de la Banque centrale européenne, les chiffres indiquant la valeur du billet et les motifs des fenêtres et portails sont rugueux au toucher.n Incliner le billet: Au recto, l'image est changeante sur la bande métallisée holographique (pour les petites coupures) ou sur la pastille métallisée holographique (pour les grosses coupures). Au verso, en inclinant le billet, l'on note le brillant et l'aspect nacré de la bande iridescente (sur les petites coupures) ou l'encre à couleur changeante (sur les grosses coupures).n Vérifier les signes de sécurité pour s'assurer de l'authenticité du billet:Les propriétés tactiles de l'impression en taille douce (en relief) produisent un effet sur de nombreuses zones au recto du billet. On peut sentir notamment les initiales de la BCE, les chiffres indiquant la valeur du billet et les motifs des fenêtres et portails. Sur les billets de 200 et 500 euros, il est possible de sentir les marques tactiles destinées aux personnes aveugles et situées près de la bordure.De plus, le papier des billets est spécial (fibre de coton) dont l'aspect n'est ni cireux ni brillant.Le filigrane est visible sur les deux faces de la même zone non imprimée lorsqu'on examine le billet par transparence. Il est alors possible de voir le principal motif architectural (filigrane ombré) et le chiffre indiquant la valeur du billet (filigrane clair). Le filigrane est modelé dans le papier. Certaines parties sont plus claires, d'autres plus foncées que le papier qui les entoure.Le fil de sécurité est incorporé dans le papier et visible par transparence. Une ligne sombre occupe toute la largeur du billet. En examinant le fil de près par transparence, le mot «EURO« apparaît ainsi que le chiffre indiquant la valeur du billet (lisible à l'endroit et à l'envers).L'effet de transvision se situe dans le coin en haut à gauche au recto du billet. Les marques incomplètes, imprimées au recto et au verso du billet, se complètent parfaitement pour former un chiffre quand on l'observe par transparence.Les éléments holographiques des petites coupures diffèrent de ceux des grandes coupures.Au recto des petites coupures (5, 10 et 20 euros) se trouve une bande métallisée holographique à effet optique variable. En inclinant le billet, l'on observe en alternance le symbole de l'euro en couleur vive et le chiffre indiquant la valeur du billet.Au recto des grosses coupures (50, 100, 200 et 500 euros) existe une pastille métallisée holographique. En inclinant le billet, il est possible de voir en alternance un chiffre de couleur vive indiquant la valeur du billet et l'image du motif architectural. En regardant le billet par transparence et en observant de près la bande et la pastille métallisée, on voit également le symbole de l'euro sous forme de pointillés.La bande iridescente et l'encre à couleur changeante des petites coupures diffèrent aussi des grosses coupures.Les premières comportent une bande iridescente qui apparaît uniquement au verso. Elle brille sous la lumière vive. Il est alors possible de distinguer le symbole de l'euro et le chiffre indiquant la valeur du billet.Les secondes comportent un signe à base d'encre à couleur changeante. Le chiffre indiquant la valeur du billet, situé dans le coin en bas, à droite et au verso des quatre coupures est de couleur violette, quand il est observé de face. Il devient vert olive, voire marron quand il est examiné de biais.M. K.

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