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Euro Fiduciaire J-25Comment les banques marocaines se sont préparées

Par L'Economiste | Edition N°:1159 Le 06/12/2001 | Partager

. Le passage à l'euro fiduciaire ne pose pas problème. Le plus gros du travail est déjà derrière, indiquent les professionnels. Les principaux investissements ont été opérés pour la refonte des systèmes informatiquesL'avènement de l'euro fiduciaire, tout en impliquant une reconfiguration de l'architecture monétaire internationale, charrie nombre d'implications pour les économies hors UE. Les institutions bancaires sont les premières concernées. A l'approche de la date fatidique du 1er janvier 2002, les banques marocaines affirment que le plus gros du travail est déjà derrière. “Le passage à l'euro fiduciaire ne pose pas problème. Les banques marocaines sont bien préparées et aucun effort supplémentaire n'est nécessaire pour cette dernière phase”, assure un responsable. “La première étape était plus difficile à franchir”, ajoute-t-il. En effet, la majeure partie des préparatifs s'est effectuée dès 1999 pour le passage à l'euro scriptural au cours de la période de transition communément appelée “ni-ni” (ni interdiction ni obligation d'utilisation de l'euro avant le 31 décembre 2001). Les principaux investissements ont été opérés au niveau de la refonte des systèmes informatiques, l'envoi de mailings aux clients et la sensibilisation des PME/PMI (séminaires, guides d'accompagnement…). Les banques ont pour la plupart bouclé en juin 2001 la conversion des comptes clientèles en devises “in” à l'euro. A compter de cette date, toute nouvelle opération est obligatoirement comptabilisée en euro. L'ensemble du système bancaire marocain a constaté d'ailleurs une augmentation des volumes de billets de banque étrangers échangés contre dirhams au niveau des agences et des points de change car en tant que pays tiers, le Maroc n'est concerné que par la conversion des monnaies “in” contre le dirham. Ce mouvement s'est amorcé dès la fin de l'année 2000, notent des banquiers.Pour davantage de flexibilité, les autorités monétaires ont prévu une période transitoire de deux mois (jusqu'à fin février 2002) durant laquelle le change des monnaies “in” en dirham sera encore possible, mais uniquement auprès des guichets de la Banque Centrale. Au-delà, Bank Al-Maghrib négociera le change au cas par cas. Au niveau de BMCE Bank, un groupe de travail s'est constitué en mai 2001 pour étudier l'impact du passage à l'euro fiduciaire sur les traitements informatiques, la tenue des comptes en devises de clientèle et la conversion des contrats (garanties, prêts, crédocs…). Un plan d'action détaillé a été élaboré dans ce sens. Il avait pour objectif la conversion des contrats libellés en devises “in” existants en euro, la modification des applications informatiques (réalisée fin juin 2001) et la transformation en euro des comptes en devises “in” tenus chez les correspondants étrangers. Des actions de sensibilisation ont été également menées auprès du réseau, comprenant des séances de formation au profit des chargés de clientèles entreprises et les agents des services étrangers (en juin 2001). De même, un mailing a été adressé à toutes les entreprises clientes effectuant des opérations de commerce extérieur afin de les sensibiliser sur l'opportunité de libeller dès à présent tous les contrats en euro. Les comptes en euro sont ouverts auprès de BMCE Bank depuis janvier 1999 (auparavant, ils étaient en écu). A ce jour, certains clients de BMCE Bank détiennent toujours des comptes en devises “in” qu'ils comptent convertir avant la date fatidique du 1er janvier 2002, indiquent des responsables auprès de la BMCE Bank. A peu près, les mêmes préparatifs ont été entrepris par la BMCI qui a entamé, à partir du 4 juin 2001, plusieurs actions afin de familiariser ses clients à la monnaie unique. Parmi celles-ci: la mise à jour de l'édition 1999 du guide d'accompagnement vers l'euro mis à la disposition de la clientèle dans toutes les agences BMCI et un mailing qui synthétise le passage à l'euro et informe les clients du calendrier de conversion. La Banque Centrale Populaire (BCP) a prévu pour sa part un plan en trois étapes. Une première phase a été entamée en juin 2001 incluant des démarches pour amener les correspondants à traiter en euro. La deuxième qui a démarré le 1er décembre consiste à basculer en euro automatiquement tous les comptes et engagements en devises “in”. Début 2002, ce sera la troisième étape. Elle concernera les opérations de change manuel de la monnaie fiduciaire qui sera officiellement mise en circulation. Au niveau de la salle des marchés de la BCP, un programme d'action a été défini avec une date butoir (le 1er décembre 2001) pour basculer à l'euro. De même, des actions de communication sont programmées pour répondre aux inquiétudes des clients, notamment les MRE. Ces derniers appréhendent l'avènement de l'euro et certains se demandent si la valeur de leur salaire ou la contre-valeur en dirham des transferts restera toujours la même. Les réglementations de plus en plus sévères mises en pratique en Europe pousseront certainement une partie des MRE à accélérer le transfert de leurs revenus au Maroc. Un mouvement fort est d'ailleurs déjà observable.


Mailings de sensibilisation

Dans leurs mailings, les banques attirent l'attention de leurs clients sur le fait qu'une monnaie unique permet de mieux faire jouer la concurrence entre les fournisseurs si le client est importateur et une ouverture sur les nouveaux marchés si le client est exportateur. De même, avec l'euro, le client n'a qu'un seul cours de devise à suivre et ses besoins en couvertures de change s'en trouvent facilités. La parité devises “in” contre euro étant figée, la contre-valeur en dirham des opérations est toujours la même. Le passage à l'euro permet aussi de diminuer les charges, notamment en simplifiant les opérations de facturation, de comptabilisation…. S'équiper pour authentifier les billetsDistinguer un vrai billet en euro d'un faux requiert des équipements spécifiques. Les agences bancaires devront s'équiper notamment d'une lampe ultraviolet et d'un dispositif pour la détection des faux billets. Bank Al-Maghrib a d'ailleurs proposé aux banques de lui faire part de leurs besoins en ces équipements pour effectuer un achat groupé. Crédit du Maroc, par exemple, s'est déjà équipé de ces détecteurs de faux billets, selon les affirmations d'une responsable de la banque. Aziza EL AFFASN. B.: D'autres banques ont été contactées pour apprécier leur niveau de préparation, mais nos sollicitations sont restées sans réponse.

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