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Euro Fiduciaire J-25Bras de fer euro/dollar: Deuxième round

Par L'Economiste | Edition N°:1159 Le 06/12/2001 | Partager

. Depuis 1999, l'euro a perdu un quart de sa valeur contre le dollarL'euro sera-t-il une monnaie forte? Jusqu'alors, la monnaie unique européenne n'a pas pu tenir tête au billet vert. Depuis 1999, l'euro a perdu un quart de sa valeur contre le dollar. Une réalité dure à avaler pour ses concepteurs. D'ailleurs, les analystes n'arrivent toujours pas à expliquer la faiblesse chronique de l'euro et son incapacité à s'apprécier durablement, même dans les périodes les plus favorables (crises de l'économie américaine). Pourtant, les plus optimistes continuent à y croire. Ils s'accrochent aux effets psychologiques et pensent qu'une fois entre les mains de ses utilisateurs, l'euro sera plus convaincant.Au cours de ses trois années d'existence, la monnaie unique n'a suivi qu'une seule voie, celle de la baisse. Hormis les premiers moments de sa cotation où elle avait atteint la barre de 1,19 dollar, elle n'a cessé de dégringoler, passant en dessous de la barre de 1 dollar dès décembre 1999. Plusieurs mois plus tard, l'euro n'était toujours pas sorti d'affaire. Un parcours hésitant, une faiblesse «injustifiée»... la monnaie unique accumulait les déceptions. Ce fut presque la panique lorsqu'elle avait atteint un niveau plancher de 0,8230 dollar, le 26 octobre 2000. Depuis, difficile de remonter la pente. Le seul terrain où l'euro a pu défier le dollar est le marché obligataire international. Là vraiment, il est devenu l'égal du billet vert, parfois même il le déclassait. L'émergence de la monnaie unique a donné lieu à la création d'un nouveau pôle monétaire, ravivant ainsi la concurrence. Cela a également permis aux emprunteurs hors Euroland d'avoir un marché assez profond et plus liquide. Depuis 1999, ces pays ont pu lever des fonds sur le marché international à des taux plus favorables. Il faut reconnaître aussi que cette période coïncide avec la multiplication des fusions et acquisitions intraeuropéennes et au-delà. De l'avis des experts, l'euro a joué le rôle de catalyseur de ces rapprochements. C'est, paraît-il, l'une des raisons intrinsèques de sa faiblesse pendant ses premières années d'existence. Les entreprises européennes ont énormément acheté aux Etats-Unis entre 1999 et 2001. Elles ont également investi dans des actifs américains avec des perspectives longues et des flux en dollar. Dans les périodes les plus difficiles, le dollar ou le franc suisse ont servi de refuge. Quoi qu'il fasse, l'euro n'arrive toujours pas à se faire accepter comme monnaie de réserve par les instituts d'émission d'Asie, d'Amérique latine et d'Europe centrale notamment. Ce qui explique que la conversion escomptée d'une partie des réserves mondiales de change n'a pas eu lieu.L'introduction des pièces et billets va-t-elle provoquer le déclic? Les plus sceptiques affirment que non. Ils pensent que les handicaps structurels dont souffre l'économie européenne empêcheront encore longtemps l'euro de se redresser face au dollar. Les autorités politique et monétaire n'arrivent pas à imposer d'un commun accord une politique économique cohérente et coordonnée, comme le font la Réserve Fédérale et la Maison-Blanche. A ce niveau, tout est question de confiance.En tout cas, à Bank Al-Maghrib, les responsables sont «modérément optimistes». «L'euro a été relativement stable ces cinq derniers mois, il y a donc des chances qu'il réalise quelques gains début 2002», souligne un responsable. Avec le remaniement du panier de devises intervenu en avril 2001, le dirham est devenu moins volatile par rapport à l'euro. En fait, la gestion des taux de change dans sa nouvelle configuration se veut plus flexible car plus collée aux évolutions de la monnaie européenne. H. F.

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