×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Etude sur la qualité de l'air ambiant à Casablanca: Le site d'Aïn Sebaâ est le plus pollué

    Par L'Economiste | Edition N°:468 Le 22/03/1999 | Partager

    · Objectif de l'étude: Mettre au point un système de prévision
    · Trois principaux polluants identifiés au niveau des quatre sites-objet de l'étude
    · Une seconde opération de prise de mesures programmée

    Aïn Sebaâ est le site le plus pollué de la ville de Casablanca. C'était prévisible. Une étude réalisée par le Laboratoire Public d'Essais et d'Etudes (LPEE)(1) vient de le confirmer. Les résultats ont été présentés lors d'une table ronde vendredi dernier sous le thème "Qualité de l'air ambiant: Répercussions et caractérisation".
    Cette étude a été effectuée, est-il souligné, par les responsables du LPEE, pour permettre à terme la mise en place d'un système de prévision de la qualité de l'air et donc d'aide à la décision.
    L'investigation qui a été lancée en 1997 avait pour objet l'évaluation de la qualité de l'air dans la région de Casablanca, essentiellement sur quatre sites représentatifs. Il s'agit de la Place Maréchal, une localité qui connaît un trafic automobile dense et le quartier résidentiel Mâarif. S'y ajoute la ville de Mohammédia qui est une région soumise à la fois aux émissions atmosphériques provenant aussi bien du trafic automobile que des industries. Enfin, la région industrielle d'Aïn Sebaâ. Dans ces différents sites, les émissions de plusieurs polluants ont été mesurées durant une période de 12 mois. Il s'agit notamment du dioxyde de soufre (SO2), des oxydes d'azote (Nox), des composés organiques (COV), du plomb (Pb), de l'ozone (O3), des particules en suspension ou poussières et enfin du monoxyde de carbone (CO).
    De tous les sites objet de l'étude, celui d'Aïn Sbaâ est le plus pollué. Sur les trois principaux polluants, à savoir le SO2, le O3 et les poussières, cette région enregistre des records. Pour le SO2, par exemple, Aïn Sebaâ vient en tête avec une moyenne de 127 microgramme (mg)/m3 contre 80 mg/m3 dans les autres sites. Pour ce qui est des poussières, cette zone dépasse largement la norme nationale qui est de 300 m/m3 (363 mg/m3). Elle est suivie de Mohammédia avec 293 mg/m3. Par contre, pour le CO, c'est le site du Mâarif qui vient en tête avec 1,2 mg/m3 contre 1 mg/m3 pour la Place Maréchal, trafic automobile oblige.
    A l'évidence, cette situation n'est pas sans conséquences sur la santé. Lors de son exposé, intitulé: Impact de la qualité de l'air sur la santé, un professeur de la Faculté de Médecine de Casablanca a insisté sur la toxicité de ces polluants. Selon lui, ils peuvent engendrer de graves troubles respiratoires, hématologiques, neurologiques, rénaux et des cancers. Cela dépend selon lui de deux paramètres. Il s'agit de l'intensité et de la durée de l'exposition. En attendant la prise de décisions, une deuxième opération de prise de mesures est programmée. Elle concernera d'autres sites de la ville.

    Abdelaziz MEFTAH

    (1) Etude confiée au LPEE par le Direction de la Météorologie Nationale.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc