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International

Etats-Unis/Présidentielles
Obama: Arrêtons de fantasmer!
Par Ludovic Thiery

Par L'Economiste | Edition N°:2897 Le 07/11/2008 | Partager

Barack Obama a donc été élu. Pour beaucoup, c’est une révolution que cet homme d’origine kenyane et noir accède à la Maison-Blanche et devienne l’homme le plus puissant du monde. Mais ne nous trompons pas, si le symbole est fort, Obama est avant tout un homme politique américain de droite et beaucoup s’accordent à penser dans son propre camp que sa couleur de peau a été principalement utilisée pour mobiliser l’électorat noir bien sûr, mais aussi les minorités asiatiques, hispaniques et arabes.Son parcours politique est loin de ceux des Malcom X ou des Martin Luther King. Barack Obama est un performer, une machine à gagner, et s’il est du Parti démocrate, il n’en est pas moins fortement attaché au grand capitalisme et aux USA, bien plus qu’à ses lointaines racines. On ne peut qu’approuver dans son programme le fait qu’il veuille baisser le nombre de troupes engagées en Irak ainsi que le budget de ce conflit, mais dans le même temps il annonce le redéploiement de ces mêmes forces en Afghanistan.

Un programme pro... américain
Son programme se base en grande partie sur la crise, et nombre des mesures sont en faveur de l’économie américaine, pour que les plus pauvres restent sous leur toit, pour redonner du travail aux Américains, par le retour aux industries dans le territoire, par la taxation des entreprises délocalisées... Ce programme est presque protectionniste, et nulle part dans son discours il n’a été question de l’Afrique, si ce n’est pour prévenir que toute «action» visant à aider «des terroristes» serait inévitablement sanctionnée.Plutôt que de s’attaquer aux causes réelles du terrorisme et en prévoyant une aide économique massive aux pays impliqués de près ou de loin dans le terrorisme, plutôt que de donner accès à l’éducation des masses mondiales par des programmes de développement (ils existent puisqu’ils étaient dans le programme d’Hillary Clinton), le candidat Obama prévoyait d’octroyer des budgets supplémentaires pour une veille sur continent africain. Ce budget aurait probablement suffi à sortir nombre de pays de la torpeur économique et évité aux plus fragiles des tentations terroristes. Mais tel n’est pas son programme maintenant qu’il est élu.
Ce qui va changer
On ne peut bien entendu pas reprocher à un président américain d’être patriote et de préférer le retour de la croissance dans son pays par tous les moyens possibles, mais ne l’oublions pas, ce pays est le plus puissant du monde en termes économiques et toute décision prise à Washington a des répercussions dans le monde entier. Pour assoir la croissance américaine et favoriser un retour à l’emploi des chômeurs, le nouveau président devra faire pression sur les entreprises ayant délocalisé afin que les moyens de production reviennent sur le territoire. La politique Obama diffèrera sensiblement de la politique actuelle, les démocrates étant l’équivalent politique français de l’UMP (les républicains étant plus à droite, genre Philippe De Villiers). Mais avant tout, ce sont des libéraux en économie, et s’ils prônent plus de social et moins de «laisser faire» en économie, le libre marché, la libre concurrence restent leur devise. La différence majeure avec la politique Bush est que l’Etat interviendra directement dans une politique de grands travaux et prendra plus de parts dans les entreprises en difficultés pour éviter que l’ensemble de l’économie ne s’effondre. Mais le réflexe protectionniste des Américains sera probablement le même que celui des années 1980 sous Jimmy Carter, à savoir «Buy American» (achetez américain). La couleur de peau du président des États-Unis n’est pas ce qui définit la politique du pays. C’est son équipe qui influera sur ses décisions et si nous devons nous intéresser à la couleur de peau, signalons que le vice-président est blanc.

Les entreprises américaines au Maroc

Plus de 120 entreprises sont implantées sur le territoire représentant en valeur un investissement de 6 milliards de dirhams. Certes, la somme est conséquente, mais reste assez marginale dans l’ensemble des investissements réalisés par les entreprises étrangères au Maroc. Cependant ces entreprises offrent en général à leurs salariés bien plus que ce que les entreprises marocaines ne le font en termes salarial et social. La généralisation des contrats, de l’inscription à la CNSS et souvent la prise en charge d’une mutuelle sont en soi une aubaine pour qui travaille dans ses entreprises. Bien sûr la loi demande à toutes les entreprises d’agir ainsi, mais l’évidence est que les entreprises maroco-marocaines s’autorisent des libertés.... De plus en matière de formation professionnelle et d’opportunité de carrière, les entreprises américaines (mais aussi européennes) sont leaders.

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