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Etats-Unis/Arabie saoudite: Le réchauffement?

Par L'Economiste | Edition N°:2080 Le 05/08/2005 | Partager

. La nomination du prince Turki al Fayçal en tant qu’ambassadeur: Washington laisse présager une détente . Une victoire politique pour le roi AbdallahLE froid tombé sur les relations américano-saoudiennes, suite aux attentats du 11 septembre et à la montée du terrorisme jihadiste, pourrait se dissiper avec l’arrivée d’un nouvel ambassadeur à Washington, à l’automne prochain. Le poste, resté vacant après le départ fracassant du prince Bandar Ben Sultan le 20 juillet, sera occupé par le prince Turki Al Fayçal en octobre ou novembre. Cette nomination à Washington a été analysée par de nombreux observateurs comme une importante victoire du roi Abdallah, depuis peu à la tête de la monarchie. Le nouveau monarque y trouve, en effet, une occasion inespérée de réaffirmer sa légitimité aux yeux des Saoudiens et du monde. Pendant les dernières années du règne de Fahd, le prince Abdallah, officiellement le successeur au trône, avait été politiquement affaibli, notamment par l’influence grandissante de la branche conservatrice des Saoud, représentée par les princes Nayef et Sultan, respectivement ministres de l’Intérieur et de la Défense. Les lourdes peines de prison prononcées à l’encontre de trois dissidents libéraux avait consacré leur puissance au sein de la famille royale, au détriment du prince Abdallah. Dès lors, la nomination de Turki Al Fayçal, connu pour ses positions libérales, à un poste incontournable de la diplomatie saoudienne apparaît comme un succès certain pour le roi Abdallah. L’arrivée de Al Fayçal à Washington laisse présager une détente notable dans les relations avec les Etats-Unis. Face à l’hostilité des médias et de la classe politique envers un régime soupçonné de complaisance avec les réseaux terroristes et d’attentisme en matière de démocratisation, l’Arabie Saoudite pourrait saisir, avec le changement d’ambassadeur, une opportunité de redorer son blason. En dépit de son amitié de longue date avec le président Bush et ses relations avec les services secrets, Bandar Ben Sultan était en proie à des critiques exacerbées ces dernières années. Célèbre pour son excentricité et son goût, non dissimulé, pour certains aspects de la culture occidentale, l’ancien ambassadeur était taxé à l’intérieur de son pays d’inaptitude à représenter la monarchie wahabbite.Surtout, il semblait dépassé par les difficultés rencontrées par le Royaume depuis 2001 à maintenir une image positive. Pour preuve; la nomination, pendant l’exercice de ses fonctions, des frères Al-Jubeir, chargés par le pouvoir de mettre en place une nouvelle stratégie de communication avec l’extérieur. Enfin, l’arrivée de Condolezza Rice à la place de Colin Powell, partenaire de squash de l’ambassadeur saoudien, avait sonné le glas de son influence à la Maison Blanche. La nomination de Al Fayçal apparaît, dès lors, comme un atout considérable pour l’aura de l’Arabie saoudite aux Etats Unis. Le nouvel ambassadeur, célèbre à Londres et très proche des médias britanniques, jouit, en effet, d’une réputation très positive. Reconnu pour se soumettre volontiers aux questions de ses interlocuteurs, même polémiques, lors de ses conférences, et d’y aborder ouvertement les sujets qui fâchent, comme la démocratisation de son pays, il ne pourra que plaire à Condolezza Rice. Celle-ci a d’ailleurs réaffirmé, à maintes reprises, l’impératif de démocratiser le Proche-Orient, et d’abandonner la vieille politique américaine de «neutralité bienveillante» envers les pétromonarchies, qui a prévalu depuis l’éclatement de la guerre froide. Néanmoins, dissiper les tensions suppose une nouvelle vision et Al Fayçal ne pourra y travailler seul, en dépit de son habileté reconnue et de sa popularité.Amel HAFID(journaliste stagiaire)

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