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Economie

Et si on gardait notre ferraille?

Par L'Economiste | Edition N°:2883 Le 17/10/2008 | Partager

. La mesure a été adoptée par tous les pays de l’UE . Un troisième minerai nommé TVAL’étude réalisée par la Fimme dégage deux conclusions fondamentales. Tout d’abord un constat: le marché de récupération reste dominé par l’informel et son corollaire, la fraude. Cette situation va à l’encontre des efforts de développement et de l’image du pays. Et, au demeurant, elle ne profite qu’à une poignée d’exportateurs de vieux métaux. Cependant, l’industrie métallurgique marocaine peut apporter immédiatement une valeur ajoutée de plus de 2 milliards de DH par an, en transformant les déchets exportés, souligne ensuite l’étude. Cette industrie représente un ensemble de métiers parmi les plus propices à être délocalisés d’Europe. A la seule condition de la disponibilité de la matière première. Or, face à la flambée qui caractérise le marché des demi-produits, le recours aux déchets métalliques demeure la seule alternative garante d’une meilleure compétitivité. Quelle voie alors pour maintenir le potentiel productif en place et attirer d’autres investissements? Sans perdre de vue les enjeux posés par l’installation au Maroc de certains gros constructeurs automobiles dont la vocation première est de faire appel à la sous-traitance.L’étude propose tout simplement la suspension provisoire des exportations pendant une durée de trois à cinq années. Ce n’est pas une révolution puisque d’autres pays l’ont déjà fait. C’est le cas de la Tunisie qui a d’ailleurs décrété la même mesure il y a plus d’un an. Mesure qui a l’avantage de réguler et d’assainir le marché en attendant de mettre en place un système réglementaire plus cohérent et mieux adapté aux besoins de développement du pays. Cela donnerait meilleure visibilité aux responsables pour choisir entre un régime de contingentement ou de taxation des exportations selon des taux différenciés en fonction des types de métaux. En fait, il ne s’agirait que de transposer quelques expériences réussies chez d’autres pays. Mais l’interdiction provisoire des exportations des déchets métalliques réduirait, à n’en point douter, les actes de vol et de pillage qui se sont développés à grande échelle (cf. www.leconomiste.com). Elle est aussi de nature à désengorger les installations portuaires de Casablanca (2 quais réservés), de Kénitra, Jorf Lasfar et Agadir. Sans oublier les gains substantiels à tirer au titre des frais de transport maritime. A elle seule la Sonasid acquitte annuellement l’équivalent de 100 millions de DH pour acheminer ses achats de déchets. Et, les effets sur l’environnement n’en seront que bénéfiques. A noter que cette suspension ne sera pas au désavantage du secteur de la récupération. Les emplois seront forcément maintenus dans la mesure où ils sont nécessaires à la collecte et au tri. Mieux encore, de pans entiers de la récupération intégreront le secteur formel. Certains d’entre eux envisagent en effet d’investir dans la fonderie, moyennant quelques mesures d’accompagnement. La mesure n’aura pas aussi d’effets négatifs sur les prix, la capacité industrielle installée dépasse de très loin la production des déchets. Au contraire elle peut inciter à l’intégration d’autres métiers pour une plus forte valeur ajoutée.


Quid de la fiscalité?

L’étude recommande aussi la suppression de la TVA sur les déchets des métaux. Tous les pays développés ont adopté cette mesure. A commencer par les pays de l’UE. Cette taxe serait sûrement payée à la fin de la chaîne. Autrement dit, au moment de la facturation des produits finis. Or, dans le système actuel, seuls les déchets émanant des grandes entreprises publiques acquittent la taxe au Trésor. A tel point que les ferrailleurs considèrent cette taxe comme un 7e minerai. Enfin l’étude recommande la suppression de l’IS sur les exportations de ferraille et vieux métaux sans aucune valorisation. A. G.

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