×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Et les syndicats, qu’en pensent-ils?

Par L'Economiste | Edition N°:2759 Le 18/04/2008 | Partager

. Surprise: plusieurs syndicats contre l’embauche directe des diplômés chômeurs!. Recrutement exigeant, notation des écoles, avancement au rendement…les propositionsCONSTRUCTIVE. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier la contribution des six syndicats consultés par le Conseil supérieur de l’enseignement. De façon générale, les organisations syndicales affiliées aux centrales patronales les plus représentatives (FDT, CDT, UGTM, UNMT, UMT en plus du SNI-SUP) mettent l’accent sur la nécessité de mettre à niveau aussi bien la formation de l’enseignant que les conditions dans lesquelles il exerce. «La formation de base et la formation continue constituent un préambule indispensable et urgent pour donner un nouveau souffle à la réforme du système éducatif», insiste le Syndicat national de l’enseignement, affilié à la FDT. Pour la CDT, «La formation doit être obligatoire et la qualité doit être de mise. Cela offrirait à l’école publique des cadres compétents de haut niveau». A l’image de la CDT, les autres syndicats semblent s’opposer au recrutement par voie directe et condamnent l’utilisation du poste d’enseignant comme «soupape sociale». «Considérer le secteur de l’enseignement comme un abri pour les chômeurs est un dysfonctionnement», souligne la FDT. Les propos de la CDT sont plus sévères: «il est absolument inadmissible d’intégrer le métier d’enseignant sans aucune formation…le recrutement direct est un comportement anti-pédagogique».L’intervention de la Fédération autonome de l’enseignement, affiliée à l’UGTM, s’est arrêtée sur la nécessité de professionnaliser la fonction d’enseignant. Elle déplore «les conditions inhumaines» dans lesquelles on demande à l’enseignant de mener sa tâche avec professionnalisme: «des murs et des toits en ruine, des vitres cassées…». Le syndicat appelle à une révision du dispositif de sélection pour s’approcher des pratiques d’entreprise. Allant dans le même sens, la Fédération nationale des fonctionnaires de l’enseignement, qui dépend de l’UNTM, note un manque de ressources réservées à la réforme. Question promotion, le syndicat suggère l’adoption «d’un système d’avancement basé sur le rendement, les fonctions exercées, le diplôme et sur les compétences acquises» avec un système de note annuelle et collective pour tout l’établissement. La Fédération nationale de l’enseignement, affiliée à l’UMT, dresse un profil-type de «l’enseignant modèle»: capacité de communication, d’écoute, du respect de l’autre avec ses différences, de participer à la gestion de l’établissement et de démontrer la capacité de travailler en équipe. Quant au Syndicat national de l’enseignement supérieur, c’est l’autonomie de l’enseignant-chercheur qui est mise au centre. Celle-là passe par l’existence d’un équilibre entre ces trois éléments: salaire, sécurité de l’emploi et développement de carrière.Nabil TAOUFIK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc