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Et l’économie du bois de feu?

Par L'Economiste | Edition N°:2792 Le 05/06/2008 | Partager

. Des milliers de tonnes partent en fumée chaque année. Les technologies alternatives économisent 50 à 60% des besoins Comment arriver à rationaliser l’exploitation des énergies renouvelables? Une question qui figure dans tous les agendas des militants pour un environnement sain et viable. Les méthodes de mise en application sont plutôt adaptées selon les contextes. De plus en plus de projets font dans l’économie du bois de feu, vu son influence sur l’écosystème. Les pays en développement ambitionnent de mettre un terme à une situation chaotique en matière d’exploitation abusive du bois de feu. Pour venir à bout de cette problématique, les approches diffèrent, mais entendent surtout répondre aux besoins réels des populations. L’habitude de couper le bois en quantités excessives ne date pas d’hier. Il s’agit d’une culture liée à des habitudes ancestrales. Et ce n’est pas du jour au lendemain que ces mêmes petites gens voudront les changer ou s’en débarrasser. Loin s’en faut, pour l’instant, les agents de développement durables sont modestes dans leurs prétentions. Ils se penchent sur des approches qui visent seulement l’économie du bois de feu. Une denrée dont l’usage à outrance contribue amplement à mettre en danger un environnement devenu fébrile. L’image des centaines de tonnes d’assras, cette fortune locale de bois de feu, entassées aux abords des foyers, est significative à plus d’un titre. Elle appelle un besoin vital d’agir. D’abord, il fallait une étude préalable qui prend en considération toutes les données existantes. Ensuite, une campagne de sensibilisation pour baliser un terrain où les mentalités surpassent les volontés affichées, d’où un certain manque de coopération, puis passer aux propositions alternatives à même de réduire le taux d’usage de bois de feu. On passe directement à l’action et toujours dans cet esprit participatif incontournable. Tout en sachant que le bois de feu pour ces populations n’est pas une simple question de combustible, les différentes actions ont porté sur la sensibilisation quant aux dangers que court cet espace de vie qui est le leur. Si les populations ne s’imprègnent pas de cette logique, l’économie de 30 à 60% du bois de feu ne leur fait ni chaud ni froid.  Handicap de taille mais les agents de développement n’ont pas, pour autant, baissé les bras. Ils ont ainsi proposé aux populations des alternatives consistant en foyers améliorés de métal, de céramique, d’argile  et dont le coût varie selon la qualité. Les populations et notamment les femmes qui ont effectué les tests ont validé les foyers les plus appropriés sur le plan de la qualité de la cuisson. Reste à dire que tout cela a un rapport très étroit avec la bourse des familles. Et puis, si cette pratique de coupe ou encore de collecte de bois est en grande partie féminine, la décision de s’en débarrasser reste l’apanage du seul chef de famille, le père. Disposant de deux à trois filles à même de ramener chaque jour à la maison une quantité qui dépasse une centaine de kilogrammes de bois de feu (tazdamt), le chef de famille, qui est en quelque sorte un ordonnateur absolu, préfère ne pas recourir à l’usage du gaz qui serait une perte d’une main-d’œuvre gratuite. Ceci dit, les filles du douar, non scolarisées, perdraient elles aussi une occasion qu’elles saisissent pendant deux à trois heures pour être ensemble, à chanter et à papoter.


La société civile?

Bien que le foyer dit amélioré dispose de bouteilles de gaz, l’utilisation du bois de feu est souvent de mise. Avec cinq repas par jour, une moyenne de 24 kg de bois de feu consommés, une préparation de repas qui peut aller jusqu’à deux heures et demie, la cote d’alarme est bien franchie. Les différents intervenants devraient se pencher avec davantage de volonté. L’implication de la société civile dans la sensibilisation est vivement sollicitée. En tête, la sédentarisation de la population qui s’accompagne de la mise en culture des terres. Or, l’agriculture de consommation individuelle signifie également l’absence d’un nombre important d’espèces végétales. A. RA

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