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    Essaouira: Un festival sans trop de dégâts

    Par L'Economiste | Edition N°:3310 Le 01/07/2010 | Partager

    . Mais un mort par noyade. Et des blessures dans des agressions ou des bagarresLes derniers rangements du festival Gnaoua se sont déroulés lundi dernier à Essaouira. La ville a été nettoyée et a retrouvé sa tranquillité habituelle. Enfin presque, car des rumeurs ont circulé sur le bilan sécuritaire du festival. En effet, plusieurs journaux ont fait état de deux morts. Mais, selon le dernier bilan officiel du festival, «une seule personne est décédée par noyade dimanche après-midi, alors qu’elle se baignait dans une zone interdite». D’autres noyades ont été signalées le même jour, mais les sauveteurs ont pu repêcher in extremis les baigneurs. L’un d’entre eux est resté dans un état critique pendant quelques temps, mais «il est actuellement hors de danger». D’après des sources officielles, «ces noyades ne sont pas nécessairement liées au festival, car c’est un phénomène récurrent durant la période estivale».Concernant le décès d’une autre personne qui a été signalé dimanche à l’hôpital de Marrakech, il s’agit là d’«un jeune homme qui a succombé à ses blessures à la suite d’une bagarre qui s’est produite à Essaouira il y a dix-neuf jours! Ce décès n’a donc rien à voir avec le festival», indiquent les mêmes sources. D’autres incidents ont été relevés, dont la blessure grave d’un cavalier, causée par son propre matériel, lors de la fantasia d’ouverture. «Il a fallu deux heures et demie à l’équipe médicale pour retirer le bout de métal qui s’était implanté dans la zone du cou. Actuellement, il est hors de danger, mais il a eu beaucoup de chance», explique Youssef N’Has, délégué de la Santé. Pour le reste, il s’agit essentiellement de blessures liées à des agressions ou des bagarres. Les forces de police ont de leur côté relevé des vols de portables et procédé à des saisies d’armes blanches. Un dispositif conséquent avait pourtant été prévu pour gérer la sécurité. «Tous les éléments de la police, de la gendarmerie, de la protection civile et des forces auxiliaires ont été mobilisés. Des renforts ont été également acheminés sur place», indique-t-on du côté des autorités provinciales. A cause de ces problèmes sécuritaires, certains habitants disent préférer quitter la ville. Mais il faut souligner que c’est aussi l’occasion pour bon nombre de Souiris de faire des affaires, notamment en louant leurs maisons aux visiteurs. La capacité litière totale d’Essaouira est d’environ 3.000 lits alors que le festival draine environ 400.000 personnes par an! Même si les 78.000 habitants de la ville louent leur maison aux festivaliers, on est encore loin du compte. Pour cette raison, mais aussi parce que de nombreux jeunes viennent avec très peu de moyens, plusieurs festivaliers dorment sur la plage. De notre correspondante, Marie-Noëlle RASSON

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