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    Culture

    Essaouira prépare son festival Gnaoua

    Par L'Economiste | Edition N°:3296 Le 11/06/2010 | Partager

    . Hôtels et maisons d’hôtes déjà pleins. Budget du festival: environ 9 millions de DH Essaouira sera en fête. Et c’est dès le 24 juin! La ville se prépare, en effet, pour la 13e édition du festival Gnaoua, ce grand rendez-vous des musiques du monde. Le programme est à présent arrêté et l’on connaît les noms des artistes qui viendront s’y produire. De leur côté, les autorités locales se mobilisent dès maintenant pour assurer une organisation optimale de l’événement. Plus de 500.000 personnes sont attendues. Il s’agit donc de prévoir un important dispositif de sécurité. Un renfort est prévu et plusieurs réunions ont été tenues à ce sujet. Une autre commission s’est réunie pour établir un plan d’action pour la gestion de l’hygiène de la ville. Sans oublier que quelques travaux de réfection des voiries sont à l’ordre du jour pour faciliter le déplacement des visiteurs. Rappelons également que le nouveau terminal de l’aéroport d’Essaouira-Mogador a été inauguré il y a deux semaines, dans le but de booster les arrivées des touristes par voie aérienne. Les commerçants eux aussi se préparent. Il s’agit d’assurer l’approvisionnement des visiteurs durant les quatre jours. «Lors de la 3e édition, il n’y avait pas assez de fournitures. Depuis lors, les épiciers prennent les devants et prévoient un approvisionnement continu durant les quatre jours. D’ailleurs, leur chiffre d’affaires est revu à la hausse durant le mois de juin», indique Redwane Khanne, président de l’association «Essaouira Mogador», partenaire de l’événement. Quant aux hôtels et maisons d’hôtes, ils sont nombreux déjà à afficher complet. «Lors du festival, les prix sont doubles. Malgré cela, les festivaliers ont parfois des difficultés à trouver un endroit pour se loger», assure un hôtelier. Le coût de l’événement se situe aux alentours de 9 millions de DH. «Ce n’est pas le budget de Mawazine, c’est plus modeste, mais on arrive à se débrouiller. Certaines années, c’était quand même tout juste…», poursuit Khanne. Ce budget est pris en charge par des sponsors, mais également par l’association Essaouira Mogador, la province, les conseils régional et municipal, ainsi que le ministère de la Culture. Huit scènes seront aménagées dans la ville. Côté programme, la tête d’affiche du festival est le chanteur Patrice. Il donnera un concert le samedi 26 juin sur la place Moulay Hassan. Le concert d’ouverture est également très attendu: il s’agit d’une résidence d’artistes qui réunira le ballet géorgien (dix danseurs) et le groupe arménien Navy Band dont font partie les frères maâlemines Mohamed et Said Kouyou. L’un des maîtres de la fusion et originaire d’Essaouira se produira le vendredi soir. Il s’agit de maâlem Mahmoud Guinea. L’année passée, il a ouvert le festival avec le groupe brésilien Afoxé Loni. Cette année, il va se produire avec Daby Touré, un jeune artiste d’origine mauritanienne. Le lendemain, maâlem Mustapha Bakbou sera sur la scène Moulay Hassan, accompagné par Step Afrika, une troupe américaine de stepping. Toujours le samedi soir, Amazigh Kateb, fondateur du groupe de fusion Gnawa Diffusion sera aussi de la partie. A ses côtés, le maâlem souiri Abdeslam Alikane. «Ces deux artistes mettront en avant la mixité culturelle entre les musiques du Maghreb», indiquent les organisateurs. Tout au long du festival, la danse sera valorisée. «Elle aura une place de choix, car elle fait pleinement partie de l’art gnaoui, qui mêle chant, musique et chorégraphie. Notre objectif est aussi de mettre en valeur cet art ancestral qui façonne les rythmes et les émotions», poursuivent les organisateurs.Marie-Noëlle RASSON


    Pérenniser l’art gnaoua

    Le festival des jeunes talents gnaoua se déroulera dans deux mois. Ce festival-école a pour but de pérenniser l’art gnaoui. Pour la 6e édition de cette manifestation, la date du 4 août a déjà été arrêtée. Des jeunes formés à cet art traditionnel vont venir se produire en public et les meilleurs seront sélectionnés pour participer au festival Gnaoua de l’année suivante. Pour développer le côté formatif, des ateliers seront organisés. Ils vont proposer aux jeunes de développer leurs performances, tant au niveau artistique qu’au niveau technique, dans les domaines des arts plastiques, percussions, métiers de la scène et de l’audiovisuel.

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