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    Affaires

    Essaouira, destination touristique à part entière

    Par L'Economiste | Edition N°:1911 Le 07/12/2004 | Partager

    . Le Conseil provincial du tourisme a été créé dans cet objectif . Un programme d’animation et de promotion a été élaboréPorter la durée moyenne du séjour à sept jours dans un premier temps, puis à quinze par la suite, tel est l’objectif du Conseil provincial du tourisme d’Essaouira (CPTE). Créée en octobre dernier, cette jeune association regroupe un nombre important d’opérateurs locaux.“Nous voulons avoir notre propre structure afin de mieux défendre les intérêts touristiques de la ville. C’est devenu une nécessité urgente”, avance Mostapha El Azza, président de ce conseil. “D’autre part, vu la situation actuelle, nous n’avons plus le luxe d’attendre l’arrivée des clients. Il faut aller les chercher là où ils se trouvent et le conseil a été créé afin d’unir les efforts pour chercher des marchés pour la ville”, ajoute-t-il. En effet, selon les membres du CPTE, la capacité d’accueil d’Essaouira a augmenté d’une manière spectaculaire au cours des quatre dernières années. Néanmoins, la ville est toujours considérée comme une ville de passage ou d’excursion à partir des grands pôles touristiques nationaux que sont Marrakech et Agadir. La durée moyenne du séjour dans la ville ne dépasse pas les deux jours avec un taux d’occupation qui tourne autour de 50%. L’objectif principal du conseil est de passer du statut d’une ville de passage à une ville de séjour.Afin d’arriver à cette fin, le maintien des vols à destination d’Essaouira reste une priorité. Ces vols ont déjà été suspendus par le passé pour non rentabilité. “Nous espérons que cette fois sera la bonne et nous avons toutes les raisons pour être optimistes. La liaison Casablanca-Essaouira ainsi que Paris-Essaouira, qui sera inaugurée l’année prochaine, vont considérablement augmenter la moyenne de séjour”, assure Mostapha El Azza. Plusieurs actions sont prévues par le Conseil afin de faire connaître et de pérenniser ces vols. Il va d’ailleurs lancer une campagne de promotion de grande envergure à Paris. Le vol Casablanca- Essaouira devrait également être développé et sera vendu dans des packages à des prix assez intéressants. D’autre part, conscient des lacunes au niveau de l’animation de la ville, le Conseil a préparé les grandes lignes d’un programme d’animation afin de pouvoir garder le touriste le plus longtemps possible. Des cellules de travail ont été créées pour s’occuper de la promotion, la communication, l’animation et la réglementation du secteur. Deux projets de night-club aux hôtels “Les îles” et “Bin Al Assouar” sont à l’étude. “L’animation nocturne va satisfaire un grand nombre de jeunes touristes, mais la ville doit aussi garder son cachet de ville à vocation culturelle”, souligne un membre du CPTE. En outre, beaucoup de circuits ont été identifiés dans l’arrière-pays, notamment à Tamanar et Tizdi où beaucoup de choses peuvent être faites. D’autres circuits existent également à Dar Hossam sur la route de Marrakech et à Bhibeh vers Safi. “Nous comptons faire des excursions vers Safi, Marrakech et Agadir. Nous voulons inverser la vapeur”, explique le président du conseil.L’île Mogador est également un point fort qui doit être bien exploité. Elle peut donner un nouveau souffle à la destination. Des ballades en mer peuvent y être organisées. Les amateurs de la pêche y trouveront leur compte. La ville dispose également d’autres atouts comme les randonnées à dos de chameaux, sur des quads ou des voitures 4x4. La place Moulay El Hassan sera animée par des troupes musicales à l’instar de Jamaa El Fna.La niche du wind surf peut aussi être développée. “Essaouira est une ville où le vent souffle 250 jours par an. Les amateurs de ce sport ont un bon pouvoir d’achat”, souligne le responsable de la cellule animation. “L’exemple de la ville de Tarifa est plus qu’éloquent. Dans cette ville, le tourisme s’est développé à 100% autour du wind surf sans même qu’elle n’ait l’aspect culturel d’Essaouira”, ajoute-t-il.


    Coup de pouce

    Selon les professionnels locaux, la station Essaouira Mogador, qui fait partie du plan Azur, sera d’un grand apport au tourisme dans la région. Le coût prévisionnel de l’investissement pour l’aménagement et la réalisation de cette station s’élève à 1,210 milliard de DH. L’aménagement durera 9 ans. Les emplois qui seront créés sont estimés à 3.900 emplois directs et 17.000 indirects. Etalé sur une superficie de 5.700.000 m2, dont 522.000 m2 construits, le site disposera d’une grande capacité d’hébergement. Les hôtels, riads et appartements compteront quelque 6.800 lits alors que le résidentiel fournira 5.100 lits. Les espaces d’animations culturelles, sportives et commerciales seront construits sur une superficie de 38.000 m2. Quelque 1.200.000 m2 seront réservés aux parcs et aux jardins. La station Essaouira Mogador bénéficiera également de l’aménagement de deux golfs. Celui d’Essaouira de 36 trous et le golf des Plages de 18 trous.Mohamed AKISRA

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