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Economie

Essaouira: Déjà 7.709 tonnes de poissons pêchés

Par L'Economiste | Edition N°:3375 Le 04/10/2010 | Partager

. Mais la quantité de prises en baisse constante depuis une décennie. Une exception, les poissons de marée . Plaisance: Une évolution en dent de scie«Le poisson d’Essaouira est l’un des meilleurs du marché», se plaisent à dire les professionnels! Pourtant, depuis une décennie, le poisson se fait de plus en plus rare au large de la cité des Alizés. A fin août dernier, le total des prises s’élève à 7.709 tonnes. Sur toute l’année 2009, ce même chiffre atteignait 8.310 tonnes, soit une baisse d’environ 600 tonnes par rapport à 2008. Si l’on remonte encore plus loin, en 2002, l’on constate que la quantité de poissons pêchés était alors de 11.415 tonnes, ce qui représente une diminution de près de 3.000 tonnes en 7 ans! Parmi les poissons pêchés, on en trouve trois types: les poissons de marée, le poisson industriel et celui de transit, qui connaissent tous les trois des évolutions différentes. Le poisson industriel a enregistré une forte baisse, de près de 4.000 tonnes entre 2009 et 2002. A l’inverse, le poisson de marée se démarque par une augmentation constante: 3.128 tonnes en 2009, contre 1.780 tonnes en 2002. Quant au poisson de transit, il reste à peu près stable, avec une légère baisse d’à peine 600 tonnes durant la même période. Malgré ce trend baissier, le port draine de plus en plus de bateaux. «A tel point que le port va bientôt être saturé», indique une source officielle. La flotte de pêche côtière actuelle est constituée de soixante unités immatriculées à Essaouira, dont 6 sardiniers, 52 chalutiers et 2 palangriers. «Un chiffre largement dépassé pendant la période de haute saison», poursuit la même source. La flotte artisanale est quant à elle composée d’environ 900 barques. Outre la pêche côtière et artisanale, le port pourvoit d’autres activités, comme la construction et la réparation navale, la plaisance, ainsi que des activités commerciales et industrielles. La superficie totale actuelle du chantier de construction navale s’étend sur 2.000 m2. Les bateaux construits sont des sardiniers, des palangriers et des chalutiers, dont la capacité va jusqu’à 92 tonneaux. En ce qui concerne la réparation navale, depuis les 10 dernières années, on observe une diminution des activités de la cale de halage. En 2009, 53 bateaux ont été hissés, contre 98 en 2002. A fin août dernier, ce même nombre était de 33. Les activités de plaisance, quant à elles, connaissent une évolution en dent de scie. En 2009, 77 plaisanciers ont fait escale à Essaouira, transportant au total 252 passagers. Il s’agit d’une hausse d’environ 10 bateaux et de 100 pas-sagers par rapport à 2008, année durant laquelle l’activité était au plus bas. Mais il faut souligner que sept ans plus tôt, 95 plaisanciers faisaient escale à Essaouira, avec à leur bord 324 passagers. Cette année, les prévisions ne sont pas meilleures, car à fin août 2010, 30 plaisanciers et 78 passagers ont fait escale à Essaouira. Précisons que les plaisanciers viennent principalement de Safi, El Jadida, des Iles canaries et d’Espagne et que leurs principales destinations sont les Iles canaries, Agadir et Safi. Le port compte également des activités industrielles et commerciales. Pour les premières, on trouve un atelier de soudure, un atelier de réparation des moteurs, un atelier pour la réparation électrique et deux ateliers pour les charpentiers. Les activités commerciales pour leur part se répartissent en deux restaurants, un guichet de vente des billets pour promenade, un café et deux locaux d’alimentation générale. Sans oublier la halle aux poissons et trois stations de carburant.


Il fut le premier port du Maroc

Difficile à croire aujourd’hui… mais il y a moins de deux siècles, le port d’Essaouira traitait plus de la moitié de l’ensemble des échanges maritimes du pays! Construit par Sidi Mohammed Ben Abdallah en 1760, le port d’Essaouira était principalement un port de commerce. Relativement proche des marchés intérieurs de Tindouf, Aqqa et des routes transafricaines, il fut au XIXe siècle la seule place du sud du Maroc largement ouverte sur l’extérieur. Un courant caravanier drainait les produits africains, (ivoire, gomme, plumes d’autruche, poudre d’or), de Tombouctou vers Mogador. Ces produits représentaient 16% des exportations du port. Jusqu’en 1912, Mogador fut également un centre non négligeable d’influence anglaise: plus de 80% des échanges extérieurs s’effectuaient avec la Grande Bretagne. Avec l’avènement du port de Casablanca, les activités commerciales du port d’Essaouira ont décliné peu à peu, mais il est resté avec Safi l’un des principaux ports de pêche jusqu’en 1950.De notre correspondante,Marie-Noëlle RASSON

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