×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Espace méditerranéen
La diplomatie du «génie humain»

Par L'Economiste | Edition N°:2917 Le 08/12/2008 | Partager

. Partager le savoir pour relier les rives. Une alternative pour contourner les conflits Deux rives. Un seul destin. Le peuple de la Mare Nostrum est si proche et si loin à la fois. Pourtant, il n’y a pas un jour qui passe sans que l’on entende parler de l’Union pour la Méditerranée, de l’Euromed… Sorte de gadget politique pour des optimistes en mal d’inspiration. Mais là où il y a la volonté, il y a de l’espoir. Et la volonté justement commence par crever les abcès géopolitiques, par exemple. Le pourtour méditerranéen est quasiment handicapé par des conflits: israélo-palestinien, turco-grec, maroco-algérien… Une liste à laquelle s’ajoutent le terrorisme et l’immigration clandestine. Même les chiffres ne sont pas au beau fixe. «Les exportations des pays du Sud vers ceux du Nord atteignent 40% contre 9% pour ces derniers. Quant au commerce intérieur de l’UE, il affiche près de 77% contre à peine 4% dans les échanges des pays du Sud», selon les données de l’Institut marocain des relations internationales. Quelques éminences grises se sont livrées à un exercice de réflexion lors des Annuels 2008, manifestation initiée par l’Association marocaine de l’intelligence économique (AMIE), les 4 et 5 décembre à Casablanca. Des idées simples, pertinentes et séduisantes ont émergé. Dommage pour les politiques en panne d’imagination! L’angle d’attaque qui a primé cette fois-ci pour évoquer les enjeux de la Méditerranée n’est autre que l’intelligence économique (IE). Traduisez: exploitation de l’information pour établir les stratégies. D’où la nécessité de «chercher, traiter et diffuser une information» à valeur ajoutée pour les décideurs économiques ou politiques. Cet essai de l’intelligence passe nécessairement par «le génie humain». Sur ce registre, les terrains d’expérimentation ne manquent pas. La sécurité économique, par exemple. A commencer par «la gestion des risques commune aux douanes ou encore la définition des filières stratégiques pour le Maghreb», selon Philippe Clerc, président de l’Association française pour le développement de l’intelligence économique. Il en veut pour exemple le lancement d’un observatoire pour épier le bio-piratage. Sous d’autres cieux, on a créé des districts technologiques. «C’est le cas de l’Italie où la logique des territoires a cédé la place à une logique virtuelle», selon Giuseppina Passiante, professeur à l’Université de Salento. Son cheval de bataille, les réseaux de l’innovation. Chercheurs, entreprises et Etat fédèrent leurs énergies. D’autres parlent de «région construite» sur un codéveloppement. Un leitmotiv tout de même, l’avenir de la Méditerranée passe par le partage de «la connaissance et du savoir». Les universités, centres de recherche, associations professionnelles, ONG sont la véritable dynamo de la croissance et du rapprochement. La Mare Nostrum de demain passera par la diplomatie de la science.


Développement durable

Pour son édition 2008, l’Association marocaines de l’intelligence économique (AMIE) s’est penchée, les 4 et 5 décembre à Casablanca, sur le rôle de l’intelligence économique dans l’espace méditerranéen. La Mare Nostrum est «appelée à un être un laboratoire de développement durable, de liberté, de sécurité… Pour construire une telle union, l’intelligence économique peut être un vecteur de coopération pour le codéveloppement à travers les échanges d’expériences, le partage d’informations et la création de réseaux», selon le préambule de la manifestation. Des universitaires, des journalistes et des experts du Sud et du Nord ont fait le pas en échangeant leurs idées, en formulant des critiques vis-à-vis de l’Union pour la Méditerranée (UPM). «Commencer petit pour voir grand» serait la meilleure recette pour unir deux rives. F. F.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc