×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Erosion tarifaire dans le maritime

    Par L'Economiste | Edition N°:752 Le 21/04/2000 | Partager

    . Le chiffre d'affaires 1999 a baissé de 4,6%
    . Marchandises transportées: Les effets de la bataille sur les tarifs


    La tendance à la baisse des assurances transports s'est confirmée en 1999. Le chiffre d'affaires de l'activité a enregistré une baisse de 4,6% à 452,34 millions de DH. Le recul est particulièrement prononcé pour les assurances facultés (qui portent sur la couverture des marchandises transportées) et les
    assurances aviation. Celles-ci ont enregistré des baisses respectivement de 10,26 et 19,94%. Quant à la maritime corps, qui affiche une progression de 5%, elle doit sa performance, d'une part, à la bonne
    tenue de la sinistralité du corps de pêche et, d'autre part, au réajustement des tarifs pour le corps de commerce. Globalement, il faut relever la régression de la part des assurances transports dans le
    portefeuille du secteur: 4,85% contre 7,83% en 1995.
    Il faut rappeler qu'en matière d'assurance maritime et transports (ces branches comportent les assurances maritimes, corps et facultés et l'assurance aviation), les montants des garanties (valeurs à assurer) sont très élevés, alors que les taux de primes dépendent étroitement de ceux de la réassurance internationale. L'assurance aviation, en particulier, est fortement conditionnée par le marché international. A ce niveau, la tendance à la baisse des tarifs, confortée par une bonne statistique, se poursuit. Les spécialistes ne s'attendent pas à ce que le mouvement s'inverse cette année
    Pour le corps de pêche bois, la statistique, arrêtée sur cinq ans, laisse ressortir un rapport sinistres/primes de 92,05% et pour le corps de pêche acier de 76,14%.
    Reste la faculté. C'est sans doute la branche qui présente le potentiel le plus important. Deux problèmes se posent à ce niveau. D'abord l'anarchie tarifaire qui règne. Ici, les opérateurs ont anticipé sur la libéralisation avec les risques que cette guerre des primes fait peser sur le secteur.
    Ensuite, la fuite de primes à l'étranger. A l'importation, beaucoup d'opérateurs optent pour la formule CAF (coût assurance fret), autrement dit, ils laissent aux fournisseurs le soin de s'assurer. Les exportations ne sont guère mieux loties. La formule FOB (free on board), très prisée par les entreprises marocaines, entraîne un manque à gagner en matière d'assurance maritime. C'est en effet le client et non l'exportateur qui souscrit à la couverture.

    Mohamed BENABID

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc