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Eqdom/ONA/Société Générale: Les raisons de la colère des petits porteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1221 Le 07/03/2002 | Partager

. Ces derniers estiment qu'ils ont été lésés et marginalisés dans cette opérationEncore une fois, le vide juridique concernant certaines opérations (offres publiques notamment) sème le doute sur le marché financier. Suite à l'annonce officielle de l'ONA et la Société Générale de la transaction(1) sur les titres Eqdom, les petits porteurs ont exprimé leur mécontentement. Ces derniers estiment qu'ils ont été lésés et marginalisés dans cette opération. En clair, pourquoi ne peuvent-ils pas aujourd'hui céder leur action au même prix fixé pour la transaction, à savoir 800 DH, s'interrogent-ils. Et ce, au moment où le titre traite en bourse au prix de 642 DH (5 mars dernier).“Nous avons acheté à des prix avoisinant 1.400 et 1.700 DH; le cours n'a cessé de baisser pour atteindre quelquefois les 450 DH”, explique un petit porteur. Et d'ajouter: “Pour nous, une telle opération est l'occasion de limiter les dégâts. Pourquoi nous en priver?”Même réaction auprès d'un autre épargnant: “A chaque fois et presque dans toutes les opérations, le petit porteur est écarté et marginalisé”.Dans une suite logique, le CDVM a été contacté. Une lettre devrait même être adressée dans ce sens à Dounia Taârji, directeur général de cette institution, dans les jours qui viennent. Les petits porteurs y expliquent leur point de vue et indiquent que “le peu de confiance qui nous reste en la Bourse de Casablanca risque de s'effondrer définitivement si le CDVM ne réagit pas au plus vite pour nous incorporer dans cette transaction”.Pour le CDVM, “il est toujours légitime de protester, mais il n'existe pas de base légale pour le faire”.En effet, dans d'autres pays, les différentes parties liées à cette transaction auraient été contraintes de passer par une offre publique d'achat. Et par là, donner aux petits porteurs la possibilité de céder leur action au prix fixé pour l'opération.“C'est une obligation qui n'existe pas au Maroc, la loi réglementant les offres publiques n'ayant pas encore vu le jour”, souligne Dounia Taârji. Et d'ajouter: “Je regrette beaucoup que cette loi n'existe pas encore”.Ce qu'il faut retenir, c'est que le marché financier est en pleine mutation. Le développement des opérations sur les valeurs mobilières et l'apparition de nouveaux instruments financiers exigent une réglementation rigoureuse et des textes plus pointus. Pour cela, des textes réglementant les offres publiques sont aujourd'hui de plus en plus indispensables. C'est à ce vide juridique que se heurte la requête des petits porteurs.Si aucune issue n'est trouvée, les détenteurs de titres n'auront d'autre choix que de les conserver. Pour les plus patients, les retombées de la transaction sont estimées non négligeables. Déjà, le titre a gagné 22% (119 DH) entre le 1er février (à la veille de la suspension du cours) et le 1er mars. Le cours est passé entre cette période de 540 à 659 DH.A moyen terme, le rachat par un groupe financier qui a des ambitions dans le secteur du crédit à la consommation aura sans doute des effets sur la société et sa rentabilité. Les détenteurs de titres pourront en recueillir les fruits mais seulement à moyen terme. Youssra MAHFOUD(1) La Société Générale prend le contrôle d'Eqdom sous réserve de l'agrément du CDVM

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