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Politique

Epuisés mais libres tout de même

Par L'Economiste | Edition N°:2091 Le 22/08/2005 | Partager

. Comment les Américains ont supervisé leur libération jusqu’au bout . Les ex-détenus très éprouvés physiquement et moralement Les 404 prisonniers de guerre marocains libérés par le Front Polisario, jeudi dernier, étaient très attendus ce jour-là dans la soirée à l’aéroport Al Massira de la capitale du Souss. Non seulement l’état-major de la zone sud était mobilisé depuis quarante-huit heures, mais une importante délégation ministérielle était également présente à leur descente d’avion. Dans le groupe, Mustapha Sahel, ministre de l’Intérieur, Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, et Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères. Côté américain, l’ambassadeur des Etats-Unis et le sénateur Richard G. Lugar sont aussi de la partie. Ce dernier, en raison du rôle actif qu’il a tenu dans ce dénouement, a partagé la vedette ce soir-là avec les prisonniers libérés. Difficile de ne pas remarquer la tenue décontractée du sénateur (voir photo) qui tranche avec le costume-cravate de Sahel-Benaïssa. C’est vers 19 heures, avec deux heures de retard, que se pose sur le tarmac de l’aéroport leur premier avion. Deux appareils, de la compagnie américaine Omni Air International, ont été nécessaires pour les transporter de Tindouf à Agadir. Leur arrivée est remplie d’émotion pour tous. Mais les plus touchés sont bien sûr les libérés. Tous ont manifesté leur joie de retrouver leur mère patrie par des signes de victoire, de gratitude, à leur descente d’avion. Les uns se prosternaient front contre le sol, les autres levaient les mains au ciel remerciant Dieu. Tous étaient très éprouvés, mais paraissaient aussi très marqués physiquement et moralement par leurs longues années de bagne. Quelques-uns ont eu même besoin d’une chaise roulante pour être transporté jusqu’aux autocars qui les attendaient. L’un d’eux, qui venait de subir une opération chirurgicale, a même eu besoin d’une ambulance à son arrivée. Pour lui comme pour les autres, plusieurs mois seront nécessaires pour retrouver leur santé physique et peut-être plusieurs années avant de retrouver leur quiétude. Un médecin du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui les a examinés avant leur rapatriement, a confirmé qu’ils sont tous malades moralement. Il a également souligné que la plupart souffrent de problèmes au niveau de leurs articulations en raison des durs labeurs qui leur avaient été imposés toutes ces longues années. En effet, certains d’entre eux étaient prisonniers depuis plus de vingt ans. Pour les Américains, cette libération est un facteur susceptible d’apaiser la tension entre Alger et Rabat. Dans une déclaration officielle, le sénateur Richard Lugar a réitéré clairement son souhait pour une solution politique du conflit du Sahara marocain dans le cadre des Nations unies.


Cafouillage

Un cafouillage a marqué la conférence de presse du sénateur Lugar à Agadir. D’abord, le représentant de la communication de l’ambassade des Etats-Unis a fait preuve d’une certaine complaisance à l’égard des représentants de la presse audiovisuelle, les seuls à être autorisés à interviewer le politicien américain. Pour les autres, déjà mal briefés sur l’événement, difficile d’accéder au salon d’honneur en raison d’un cordon de police. Les journalistes “indésirables” ont bien sûr tenté de faire le travail. Un véritable désordre a régné alors pendant plusieurs minutes. Pendant que les représentants de la presse audiovisuelle échangeaient des propos avec le sénateur, les journalistes de la presse écrite se battaient pour avoir le même droit. C’est l’unique flop “américain” de cette journée. Malika ALAMI

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