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Envol de l’euro: La BCE va devoir tenter de l’enrayer

Par L'Economiste | Edition N°:2658 Le 23/11/2007 | Partager

. L’euro se rapproche de 1,50 dollarL’euro grimpe rapidement face au dollar et menace de plus en plus la croissance: la BCE va devoir d’une façon ou d’une autre tenter d’enrayer le mouvement, estiment des économistes, même si une intervention directe sur le marché paraît actuellement improbable. Fini le temps de l’inquiétude, il faut agir, et pour Peter Bofinger, l’un des «cinq sages», les conseillers économiques du gouvernement allemand, la Banque centrale européenne doit intervenir sur le marché des changes. Les responsables économiques et politiques se contentent d’être spectateurs de la montée de l’euro, dangereuse pour la croissance économique de la zone euro car elle freine ses exportations, regrette-t-il. L’avionneur européen Airbus souffre cruellement de l’euro fort, les contrats étant libellés en billets verts dans l’aéronautique. La devise européenne, qui a dépassé le seuil de 1,48 dollar mardi dernier, s’approche à grands pas des 1,50 dollar et rien ne semble pouvoir arrêter sa course. Sa force est essentiellement liée à la faiblesse du dollar, provoquée par l’affaiblissement de la première économie mondiale. Les Etats-Unis sont frappés par la débâcle des crédits immobiliers à risque (subprime) et la Réserve fédérale va probablement abaisser de nouveau en décembre son principal taux directeur pour donner un coup de fouet à la croissance. La conversion progressive par la Chine d’une partie de ses gigantesques réserves monétaires en euros accentue la dégringolade du dollar. Pour la BCE, l’intervention sur le marché est une arme de dernier recours et doit, pour avoir des changes de succès, être menée de concert. Or les Etats-Unis s’accommodent bien de la faiblesse de leur devise actuellement et n’ont pas de raison d’agir. La BCE ne peut donc espérer influencer les marchés des changes que par des déclarations puisqu’elle ne pourra pas modifier les taux directeurs de la zone euro avant longtemps, estiment les experts. Malgré les risques de dérapage des prix, elle ne peut remonter ses taux sauf à faire grimper encore davantage l’euro, souligne la Fédération bancaire allemande dans un rapport mercredi dernier. Elle ne peut pas les baisser non plus, sauf à encourager une poussée inflationniste. Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, s’est jusqu’à présent borné à exprimer son inquiétude. Début novembre, il a déclaré que les «mouvements brutaux» sur le marché des changes étaient «malvenus». Sans grand succès.Synthèse L’Economiste

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