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Fortes pressions sur le littoral

Par L'Economiste | Edition N°:3380 Le 11/10/2010 | Partager

. Des pistes pour la protection des sites. Le Maroc applaudi pour ses actions de préservation de l’environnementPasser du constat à l’action… C’est le maître-mot qui se dégage des travaux de la Conférence internationale sur la gestion durable du littoral, tenue samedi dernier à Tanger et organisée par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. Plus de la moitié de la population mondiale vit sur le littoral. Au Maroc, ce sont plus de 10 millions d’habitants qui y vivent dans des villes à fortes concentration démographique selon Abdeladim Lhafi, Haut commissaire aux eaux et forêts. La pression sur le littoral côtier est telle que les défis et les contraintes mettent rapidement en danger la fragilité du littoral. Le Maroc est l’un des pays les plus riches et diversifiés de la Région et même de la Méditerranées via son littoral, selon l’aveu même de Bruno Pouezat, représentant résident du PNUD au Maroc. Mais cette richesse reste fragile et sensible aux pressions démographiques et de développement. Le littoral marocain comprend une quarantaine de sites d’intérêt biologique (Sibe), selon une étude réalisée entre 1993 et 1995, soit le tiers des Sibe répertoriés sur l’ensemble du pays, selon Mohamed Ribbi, chef de la Division des Parcs et réserves naturelles au Haut commissariat aux eaux et forêts. Ils constituent, pour certains, des foyers pour des faunes rares ou menacées d’extinction, tel le phoque moine dont les derniers exemplaires de la Méditerranée occidentale peuplent la côte de Nador. En plus de leur intérêt biologique, ces sites sont d’une aide précieuse aux populations locales, tant en agriculture, élevage qu’en matière de pêche. Mais le constat est que ces sites souffrent d’une forte pression «suite à l’essor économique que connaît actuellement le Maroc», affirme Ribbi. Cette pression engendre un impact qui n’est pas toujours compatible avec les objectifs de préservation de la biodiversité et d’une gestion environnementale de ces Sibe: L’intensification agricole, l’urbanisation et les activités industrielles et touristiques en sont les principaux acteurs. Pour le Haut commissariat aux eaux et forêts, il faut prendre le taureau par les cornes. L’analyse de l’état actuel des Sibe littoraux impose de passer à l’action à travers la limitation de l’impact des projets de développement économique, touristiques et industriels. Le Haut commissariat suggère aussi d’intégrer et mettre en cohérence les grands projets de développement, concernant le littoral tout en gérant l’expansion urbaine et l’utilisation de l’espace. Le Haut commissariat insiste aussi sur la nécessité de sensibiliser l’ensemble des intervenants, une notion qui constitue d’ailleurs l’un des thèmes majeurs de cette conférence. Sur ce point précis, les médias sont particulièrement interpellés, selon Abdelouahab Errami, enseignant-chercheur. Pour ce dernier, le traitement de l’information reste en général superficiel et épisodique rythmé par les événements politiques et les anniversaires des grandes catastrophes. Au Maroc, le discours médiatique reste circonstanciel, explique Errami et les sujets environnementaux font figure de bouche-trou. Les actions entamées par le tissu associatif semblent avoir plus d’impact. C’est le cas des associations gravitant autour des périmètres scolaires telles l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la Terre.


La Fondation, acteur incontournable

Qui ne connaît pas la famille Boundif ? Cette famille virtuelle créée dans le cadre des programmes de sensibilisation de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’Environnement reste un excellent vecteur pour attirer l’attention des jeunes et des moins jeunes sur la nécessité de protéger nos plages et notre environnement en général. Mais ce n’est qu’un jalon parmi les autres actions de cette fondation. C’est le cas du programme Plages propres qui a intéressé 57 plages, 36 communes littorales, tout en mobilisant 25 entreprises publiques et privées. Il est mené en parallèle avec d’autres projets de sensibilisation de la Fondation tels que Pavillon bleu, ou encore les éco-écoles. Ali ABJIOU

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