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Environnement: Les coupables insoupçonnés

Par L'Economiste | Edition N°:428 Le 25/01/1999 | Partager

Jusqu'à présent, les substances destructrices de l'environnement ont été classées et répertoriées. CO2, CFC, particulièrement, ont bien leur place au banc des accusés. Cependant, d'autres composés chimiques, encore moins accusés, constituent de véritables dangers pour la planète. Quelques exemples.


· Syndrome du bébé bleu: Rejetés par les industries minières, agricoles, chimiques et nucléaires, les nitrates sont toxiques à la fois pour l'homme et pour l'environnement. A partir d'une certaine teneur, cette substance pourrait être responsable, par exemple, d'une maladie congénitale rare appelée "syndrome du bébé bleu" chez l'enfant. Celle-ci provoque une coloration bleue de l'épiderme, des difficultés respiratoires et un souffle au coeur. L'environnement n'échappe pas non plus aux dégâts des nitrates, essentiellement pour les étangs d'eau.
Jusqu'à présent, plusieurs méthodes ont été utilisées par les industriels afin de tenter d'éliminer les nitrates, mais elles s'avèrent toutes onéreuses, lentes ou alors peu adaptées aux gros volumes.
Une équipe de chercheurs du Laboratoire National de Los Alamos (Californie) vient de mettre au point une méthode qui transforme les nitrates à l'état solide ou liquide en azote gazeux, totalement inoffensif pour la planète.
L'avantage essentiel de ce procédé est la modicité de son coût, puisqu'elle se réalise à température et pression ambiantes. Le produit final peut ensuite être soit récupéré, soit envoyé dans l'atmosphère.

· Ozone: Un autre ennemi est né: Afin de limiter la destruction de la couche d'ozone, la chasse aux CFC se poursuit depuis de nombreuses années. Pourtant, cette substance n'est pas la seule responsable des dégâts. Les CFC sont dangereux, mais "le brome et l'iode sont nettement plus nocifs", souligne M. Jean-Batiste Renard du laboratoire de physique et chimie de l'environnement (CNRS, Orléans). C'est pourquoi plusieurs programmes de recherche ont été établis afin de mesurer le rôle de ces autres "tueurs d'ozone". Ainsi, d'importants taux d'oxydes de brome ont été détectés par une équipe germano-israélienne au-dessus de la Mer Morte.

Jusqu'à présent, les origines des dérivés du brome demeurent obscures. Certains soupçonnent des phénomènes d'oxydation dans l'océan. En revanche, il était établi que leur production se limitait aux régions polaires.
Aujourd'hui, les recherches effectuées au-dessus des marrais salants de la Mer Morte infirment cette hypothèse. Elles ont montré que les taux d'oxyde de brome dans la troposphère (en dessous de 10 km d'altitude) sont quatre fois plus que les taux habituels au niveau de la couche d'ozone. Et lorsque aucun vent ne souffle dans le bassin de cette mer, la destruction de l'ozone se produit seulement un quart d'heure après le pic de production d'oxyde de brome.

Abdelaziz MEFTAH

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