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    «Envie de Maroc», le récit d’une success story

    Par L'Economiste | Edition N°:3171 Le 16/12/2009 | Partager

    . Jamal Belahrach se dévoile . Combat, militantisme, travail, prise de risque, ce sont ses leitmotivJamal Belahrach, 47 ans, directeur général de l’ensemble des filiales extérieures de Manpower France (incluant le Maghreb et les Dom-Tom), vient d’écrire son autobiographie, qu’il a intitulée «Envie de Maroc». Edité par les Editions Le Fennec, l’ouvrage est déjà en librairie depuis la semaine dernière dans tout le Maroc, au prix de 40 DH. Avec passion, spontanéité et sincérité, il raconte sa vie, une vie que l’on peut qualifier de «success story». Sans autocensure, il se libère, par le biais de l’écriture. Pour lui, il s’agit d’une véritable thérapie… Il raconte brièvement son enfance au Maroc, qu’il associe à sa grand-mère adorée Fatna et à ses promenades au Parc de la Ligue Arabe. Quand, à l’âge de 8 ans, en 1970, il quitte sa Casablanca natale pour la cité de Dreux-Chamards, ce fut pour lui «un déchirement brutal», une coupure avec son milieu. «Il faudra une vie entière pour que cette blessure vécue probablement comme un arrachement parvienne tout à fait à cicatriser», écrit-il, avant de raconter son adaptation à son nouveau cadre de vie. C’est avec admiration qu’il évoque son père, artisan taxi parisien. «Papa n’était pas du genre à partager ses états d’âme, il bossait dur. Son endurance et sa volonté forçaient le respect». Son enfance, plutôt heureuse, il l’a passée entre les bancs de l’école et les matchs de foot qu’il disputait avec ses copains, au pied de son immeuble. Si beaucoup parmi eux sont tombés dans le piège de la drogue ou de la délinquance, lui, a compris très jeune que les études seraient la seule issue possible vers une vie meilleure. Après un bac technique, il obtient un DUT de maintenance industrielle puis un autre en gestion d’entreprise. Ses diplômes en poche, il se met à la recherche d’un emploi. Et là, c’est le parcours du combattant. Lors de l’entretien d’embauche auquel il s’est préparé comme un fou pendant des semaines, il se voit jeter à la figure par le PDG: «Je ne veux pas d’Arabe chez moi». Qu’à cela ne tienne, au lieu de s’avouer vaincu, il redouble d’efforts et finit par décrocher le poste tant convoité. A force de travail et d’acharnement, il gravit les échelons jusqu’à obtenir des postes de responsabilité. Il rencontre Carole, une Française pure souche, issue d’une grande famille bourgeoise. Leurs parents respectifs s’insurgent contre ce mariage, mais les deux tourtereaux imposent leur union, qui portera ses fruits puisqu’elle donnera naissance à trois enfants, Soraya, Hayat et Azad. A l’âge de 34 ans, Belahrach décide de revenir au Maroc avec sa petite famille. Il accepte de prendre en charge la création et le développement au Maroc d’une filiale de Manpower, entreprise française spécialisée dans le travail temporaire. Il découvre une vie encore plus difficile que celle qu’il a quittée. Et pourtant, il milite pour diverses causes: que le secteur du travail temporaire soit mieux réglementé et mieux organisé, que les salariés soient déclarés à la CNSS… Il développe l’entreprise, crée le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) et le Réseau international de la diaspora marocaine, puis devient président de la Commission emploi et relations sociales de la CGEM. Si c’était à refaire, il referait la même chose, mais passerait plus de temps avec ses enfants... Nadia BELKHAYAT

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