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    Entretien routier: Le privé sollicité

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Le rythme annuel des travaux de maintenance est de l'ordre de 1.000 km de renforcement et autant pour le revêtement

    · Cette cadence permet à peine de maintenir le réseau en son état actuel

    · La réforme initiée par la DRCR en matière d'entretien se base sur l'implication du secteur privé


    Un véritable fléau socio-économique. Les accidents de la circulation routière tuent chaque année plus de 3.000 personnes. En vingt ans, de 1977 à 1996, plus de 52.000 tués ont été enregistrés pour environ 616.000 accidents corporels. Les causes sont variées, mais la principale réside au niveau de l'insécurité des routes. Sur ce registre, la Direction de la Route et de la Circulation Routière (DRCR) a été amenée depuis quelques années à initier un programme d'entretien routier. Aujourd'hui, avec 60% du budget alloué au secteur, la maintenance arrive en tête des priorités. L'objectif étant d'entretenir le réseau au moins dans son état actuel, ce qui nécessite de traiter annuellement environ 1.000 km de renforcement et 1.000 km de revêtement. Ces réalisations sont toutefois en deçà des besoins nécessaires pour réduire de façon notable les coûts d'exploitation des véhicules.

    Une étude d'évaluation des stratégies de maintenance du réseau routier a montré en effet que pour atteindre cet objectif, il est nécessaire d'affecter à l'opération un budget égal à environ deux fois et demie le budget alloué actuellement à la maintenance du réseau routier, estimé à 1,2 milliard de DH. Ces ressources proviennent essentiellement du Fonds Spécial Routier (FSR). Celui-ci est alimenté par les taxes sur les carburants, celle additionnelle à l'immatriculation des véhicules et à l'essieu. Durant la période 1989-1997, près de 3.166 km de routes ont été renforcées et 8.340 km ont été revêtues dans le cadre du FSR. Sur ces routes, les conditions de circulation ont été améliorées. De même, le pourcentage du réseau routier dans un état satisfaisant est passé de 53% en 1990 à 63% en 1996, soit une amélioration de 10%. A fin d'augmenter le rendement des investissements et améliorer la qualité des travaux et le délais d'exécution, la DRCR a été récemment amenée à étudier un projet de réforme de l'entretien routier en se basant sur des expériences de pays européens et américains.
    L'Administration routière dans ces pays s'est déchargée au profit de l'entreprise de la quasi-totalité des travaux qu'elle réalisait par ses propres moyens. Ce projet de réforme est expérimenté dans deux Directions Provinciales de l'Equipement (DPE) depuis 1997. Une réflexion est en cours pour introduire d'autres types de contrats qui impliquent davantage les entreprises dans la surveillance et l'entretien d'un axe pour obtenir un niveau de service donné.


    Contrôle du réseau


    L'inspection du réseau constitue l'élément majeur de la programmation de l'entretien routier courant. L'inspection visuelle du réseau fournit les informations essentielles afin de déterminer les types de dégradation, leur localisation, leur importance et les remèdes à apporter. L'inspection du réseau se fait deux fois par an. L'une, à caractère préventif, est effectuée avant la période pluvieuse. L'autre curative se déroule après les pluies hivernales.

    Adil BOUKHIMA

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