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    Economie

    Entreprises, pas de panique, mais préparez-vous !

    Par L'Economiste | Edition N°:408 Le 25/12/1998 | Partager

    Le démantèlement tarifaire, suite à la signature de l'Accord d'Association avec l'Union Européenne qui devrait débuter au cours du premier trimestre 1999, est progressif. Il laisse donc le temps aux entreprises de se préparer. Mais attention, l'horloge tourne et le démantèlement est réel.


    A "J" moins deux ou tout au plus trois mois du coup d'envoi du démantèlement tarifaire, les répercussions de l'Accord d'Association sont encore méconnues. A l'exclusion de l'impact fiscal pour lequel un ordre de grandeur a été calculé, au niveau du tissu économique, ce sera au cas par cas. Sur ce point, les fonctionnaires aussi bien que les hommes d'affaires n'ont aucune visibilité. Les conséquences du démantèlement tarifaire sont difficilement mesurables. Il n'y a aucune règle sectorielle, c'est au cas par cas. "C'est d'ailleurs pour cela qu'il existe un programme de mise à niveau qui, lui même, diffère d'une entreprise à l'autre", souligne M. Jamaledinne Jamali, directeur de la Production Industrielle au Ministère du Commerce et de l'Industrie. Pas de visibilité donc C'est ce qui suscite d'ailleurs un peu l'appréhension des entreprises. Néanmoins, pas de panique
    Le désarmement douanier, suite à l'Accord d'association avec l'Union Européenne qui devrait débuté deux mois après sa ratification par l'Italie, dernier pays en liste, est progressif.

    "Le démantèlement a été bien négocié ", rassure M. Jamali. Durant, les trois premières années, il augmente même le niveau de protection. En effet, seules sur cette période les taux de droits de douane sur les biens d'équipement et les intrants baissent, accroissant ainsi la compétitivité des entreprises, sans pour autant toucher au niveau de protection des produits fabriqués localement. Pour ces derniers, un délai de grâce de trois ans est accordé. Pas de panique ne signifie pas pour autant que les entreprises doivent se préparer à l'ouverture totale dans douze ans. Si le démantèlement est progressif, il n'en reste pas moins réel. En 2010, il faudra être totalement prêt et seules les entreprises qui auront relevé le défi seront encore là. Toujours rassurant, M. Jamali rappelle que lors du premier démantèlement, le tissu économique s'en était plutôt bien tiré. Durant la période 1984-1991, il a réalisé des performances historiques. "Il faut avoir confiance en la capacité d'adaptation de nos entreprises", confie-t-il. Mais est-ce suffisant? Si vu d'en haut, le paysage micro-économique ne devrait vraisemblablement pas beaucoup changer sur le terrain, il va falloir sacrifier des entreprises sur l'autel de la globalisation.
    C'est véritablement au cas par cas. Le fait qu'elle soit exportatrice actuellement ne les met pas pour autant à l'abri. C'est en fait donc de la capacité pour l'entreprise de digérer cette ouverture que dépend sa survie. La préparation reste donc nécessaire. C'est pour cela que les fonctionnaires préfèrent entretenir ce vent de panique.


    Finies les recettes douanières


    En revanche, pour l'Etat la perte est réelle. Mais il va falloir désormais apprendre à compter sans les recettes provenant du commerce extérieur. La première année la perte fiscale serait d'environ 1,25 milliard de DH, soit 0,4% du PIB 1997/1998. Il s'agit d'un ordre de grandeur. Ces pertes devraient être stable à ce niveau durant les 3 premières années, puis elles iraient en croissant pour atteindre environ 8,6 milliards de DH la dernière année (dont 6,3 milliards provenant de l'UE), soit 2,6% du PIB 1997/1998. Ce sont évidemment des ordres de grandeurs, les données elles mêmes fluctuant selon l'évolution du commerce extérieur.

    Fatima MOSSADEQ

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