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Economie

Entreprises et établissements publics
Bonnes recettes, petit rendement

Par L'Economiste | Edition N°:2656 Le 21/11/2007 | Partager

. 6,9 milliards de DH de produits prévus en 2008. Investissement, chiffre d’affaires… en hausse. … Dettes de financement, et charges d’exploitation aussi6,9 milliards de DH. Ce sont les recettes attendues des entreprises et établissements publics (EEP) en 2008. En retenant ce niveau pour le projet de budget, le ministère de l’Economie et des Finances table donc sur un milliard en moins par rapport au projet de loi de Finances 2007. Cette baisse, note le ministère, dans son rapport sur le secteur des établissements et entreprises publics, s’explique par «la non-inscription de la redevance sur l’exploitation des phosphates et l’absence d’octroi de licences télécoms». Pour l’heure, l’objectif de recettes pour 2007 est réalisé à hauteur de 75% (performance à fin août). Qu’en est-il des rentrées en 2006? Celles-ci ont atteint 7,7 milliards de DH, en hausse de 41% par rapport à 2005. Soit un taux de réalisation de 92% des prévisions de la loi de Finances 2006. Le ministère relève que «ce taux a été atteint malgré «la non-réalisation d’une partie des produits à provenir de l’OCP». Cet établissement étant confronté à «une situation financière déséquilibrée et à la problématique du financement de l’externalisation de sa caisse interne de retraite» (cf.www.leconomiste.com). Plus globalement, le rapport note qu’en comparaison à 2005, l’année 2006 est «marquée par une amélioration remarquable de l’ensemble des indicateurs de performance du portefeuille public». Qu’ils soient financiers, économiques ou techniques, ces indicateurs sont au vert. 41 milliards de DH ont pu être investis par les 673 EEP. La hausse est de 26,8% et surperforme pratiquement l’ensemble des indicateurs financiers. Chiffre d’affaires et résultat net, établis respectivement à 121,4 et 8,3 milliards de DH, augmentent dans les mêmes proportions (11,1%). A contrario, la trésorerie nette des établissements et entreprises publics régresse de près de 24% à 26,3 milliards de DH. En fait, ce sont les entreprises publiques (EP) marchandes qui tirent les performances du parc étatique vers le haut. Aussi interviennent-elles à hauteur de 84,5% dans les investissements. De même, elles sont à l’origine de plus de 68,3% du chiffre d’affaires global. Par contre, elles contribuent négativement au résultat net global (-9,8%). Pour cet indicateur, les organismes sociaux se démarquent avec une contribution de 82,6% à 6,8 milliards de DH. Les EP marchandes pèsent également lourd en termes de charges. Notamment, pour les dettes de financement, leur part est de 88,8% sur les 75,1 milliards dont l’Etat est redevable à travers l’ensemble de son parc. A noter que ce niveau d’endettement représente 13% du PIB en 2006.Parallèlement, comment évolue le rendement? Le ratio de rendement commercial (résultat net/chiffre d’affaires) demeure stable en s’établissant à 6,8%. Le ratio de rendement financier (résultat net/ fonds propres) ne fait pas mieux et enregistre même un recul, passant de 6,3% en 2005 à 5% en 2006. Une évolution que le ministère de l’Economie et des Finances explique par l’effet de l’évolution positive des ratios de RAM, groupe CDG, et ONCF, entre autres, et la diminution des ratios de la Sodep, l’Ormvad et l’One. L’Office de l’électricité multiplie son déficit par 6 en une année à 1,7 milliard de DH. Une aggravation expliquée par une augmentation des charges financières de 26,2%, et par «l’apurement du litige fiscal et des provisions relatives aux engagements de retraite».Côté effectifs, les EEP emploient en 2006, 132.115 agents, soit 4,7% de moins qu’en 2005. Une baisse due, selon le ministère de l’Economie et des Finances à «la rationalisation de la gestion des ressources humaines de ces organismes à travers, entres autres, les départs volontaires indemnisés». La mesure sociale a concerné, en 2006, une population de 4.722 agents. Pour autant, les charges de personnel enregistrent une augmentation de 9,5% à 21,9 milliards de DH, dont plus de la moitié est supportée par les seuls OCP, RAM, ONE, OFPPT et ONEP. Une croissance qui n’affecte pas la productivité jugée «positive» par le ministère. Sur le volet fiscal, les versements des EEP ont dépassé 2,4 milliards de DH pour l’IS (+30,5% par rapport à 2005). Pour l’IR, les paiements effectués ont crû de 12%, atteignant 2,9 milliards de DH. IR comme IS sont supportés à hauteur de 70% respectivement par cinq et dix entreprises publiques. Réda HARMAK

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