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Politique

Enseignement supérieur
Le SNEsup surseoit à son mouvement de grève

Par L'Economiste | Edition N°:3482 Le 09/03/2011 | Partager
Le syndicat, reçu par le Conseiller royal, Mohamed Moâtassim
Le Bureau divisé sur la marche à suivre

LES manifestations du 20 février dernier ont eu au moins ceci de positif: elles ont réveillé quelques consciences. A commencer par celle du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNEsup). Ce dernier a, en effet, décidé de surseoir aux grèves à répétition auxquelles il avait appelé et qui allaient encore une fois paralyser le secteur de l’enseignement supérieur avec tout ce que cela coûte aux étudiants en temps et à l’Etat en argent. La décision a été prise par la Commission administrative du syndicat, dimanche dernier. Soit 48 heures avant la première grève à laquelle avait appelé le syndicat pour les mardi 8 et mercredi 9 février. Les autres devraient avoir lieu les 16 et 17 mars et les 24 et 25 mars. Soit au total 6 jours de grèves en un mois.
Toutefois, cette décision n’a pas été du goût de tout le monde. Des membres de l’intérieur même du Bureau syndical ont dénoncé ce revirement intervenu après la rencontre du syndicat avec Mohamed Moâtassim, conseiller du Roi. «Cela fait des mois que nous militons pour nos droits et non pour bénéficier d’une rencontre avec le conseiller royal», affirme un membre du Bureau. Il est vrai que c’est la première fois que le SNEsup est reçu par le conseiller du Roi au même titre que les cinq centrales syndicales les plus représentatives (UGTM, UMT, CDT, FDT et UNTM). Ses membres ont certainement vu dans cette rencontre une marque de reconnaissance, une carte à jouer au moment opportun. Moâtassim les aurait convaincu de revenir sur leur décision de mener des grèves à répétition vu la conjoncture actuelle et la situation de malaise qui prévaut sur la scène politique.
En outre, le secrétaire général du SNESup a informé les membres du Bureau national du syndicat que «des propositions intéressantes économiques et sociales seront prises» sans toutefois leur expliquer de quoi il s’agit exactement et sans donner de date. Les promesses-arguments du conseiller royal ont donc été suffisamment convaincantes pour faire revenir le syndicat, très proche de l’USFP, sur sa décision. De là à conclure qu’il y a bel et bien un effet 20 février, il n’y a qu’un pas que beaucoup n’hésitent pas à franchir. Moâtassim aurait, en effet, affirmé à ses interlocuteurs syndicalistes que l’objectif de la rencontre est «d’écouter directement les avis des syndicats sur la situation tant économique que politique et sociale que traverse le Maroc dans toutes ses composantes».
En tout cas, la décision de suspendre le mouvement de grèves a été rejetée malgré tout par beaucoup de membres de la commission administrative du syndicat de l’enseignement supérieur, qui ont exprimé ouvertement, lors de sa réunion, dimanche dernier, leurs mécontentements. Réunion dont ils se sont, tout simplement, retirés. «Nous restons convaincus que tout a été, malheureusement, préparé à l’avance», affirme un membre du Bureau du SNEsup à L’Economiste. « Nous avons bien essayé de convaincre le Bureau de respecter la décision de la commission administrative, mais en vain», ajoute notre source. En attendant, les étudiants dont beaucoup font partie de la génération «facebook» et donc aussi du «Mouvement du 20 février» ont normalement retrouvé, hier mardi, les bancs des amphithéâtres de leurs facultés et écoles en attendant le rendez-vous du 20 mars.


Revendications


EN décidant de la grève, les enseignants du supérieur voulaient faire pression sur le ministère de tutelle et le gouvernement pour qu’ils donnent suite à leur dossier revendicatif national.
Il concerne l’évolution de carrière, un nouveau statut et changement des lois au niveau de l’enseignement supérieur, l’élection directe des doyens et présidents d’université et non pas leur nomination par dahir, avoir une politique claire de la recherche scientifique…


Jamal Eddine HERRADI

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