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    Formation continue: Les filières qui montent

    Par L'Economiste | Edition N°:1798 Le 25/06/2004 | Partager

    . Les formations classiques ont toujours la cote. Mais le droit, les RH et le transport-logistique gagnent du terrainL’offre en masters, DESS et autres MBA ne cesse de s’étoffer. Un bon nombre d’écoles privées et publiques proposent des cycles de formation continue diplômants, sur un ou deux ans en cours du soir et les week-ends. Très souvent, elles établissent des partenariats avec des écoles ou universités étrangères, qui leur apportent expertise et expérience. A l’issue de leur formation, les participants ont souvent droit à un double diplôme: celui de l’école marocaine où ils ont suivi leurs cours et celui du partenaire étranger. Cette double diplômation permet d’esquiver l’éternel problème des diplômes délocalisés. Les candidats n’ont que l’embarras du choix. Les filières sont de plus en plus diversifiées. Mais les plus courantes sont le management, le marketing, les finances, la communication, l’audit et contrôle de gestion, le commerce international, les ressources humaines et l’informatique. Selon Bouchra Boukili, directeur adjoint du groupe ESG, cette année, le droit et les ressources humaines sont très prisés. Des filières techniques sont également disponibles dans certaines grandes écoles d’ingénieurs, comme l’EHTP (Ecole Hassania des travaux publics) par exemple: maîtrise d’ouvrage et gestion immobilière, management et ingénierie des services d’eau et d’assainissement, management des chantiers de construction et ingénierie logistique et transport. Selon Lmahfoud Asmlal, directeur de la Recherche et de la Formation continue de l’école, les masters les plus demandés sont le management, les ressources humaines et le management des projets. Les formations techniques viennent après. L’INPT (Institut national des postes et télécommunications) proposera, lui, à partir de l’année prochaine un master “technologie du Web” et l’année d’après un autre en “système d’information”, pour coller à la demande du marché. D’autres écoles comme l’ESCA par exemple, dispensent des troisièmes cycles en tourisme. Il s’agit de répondre à une demande grandissante de cadres supérieurs dans ce secteur. D’autres offrent une formation en management, destinée à des ingénieurs qui veulent diversifier leurs compétences ou à des professions libérales (avocats, pharmaciens, médecins, juristes...). C’est le cas par exemple de HEM et de l’ESIG. A l’heure où les gestions déléguées se multiplient, l’ISCAE a mis en place un master en management des services publics, avec l’ESSEC France. Certains grands organismes accueillent au sein de leurs locaux des formations délocalisées de masters et forment ainsi leurs propres cadres aux métiers qu’ils souhaitent développer. C’est le cas par exemple de la RAM où quatorze cadres viennent de recevoir leur DESS en audit interne et contrôle de gestion. Les cours ont été fournis en collaboration avec l’Université Montesquieu Bordeaux IV et l’ISCAF. Ils sont les premiers d’une longue série.


    Beaucoup viennent du privé

    En général, les participants ont au moins un bac+4 et quelques années d’expérience professionnelle. Ils viennent de secteurs divers et peuvent être chefs d’entreprise, ingénieurs, cadres supérieurs dans des entreprises privées ou publiques, ou encore avocats, médecins, pharmaciens ou autres). Généralement, les ingénieurs souhaitant évoluer dans leur entreprise pour atteindre le poste de directeur général, demandent à faire des masters en management et finances. “Ils s’adaptent vite et assimilent bien les connaissances”, indique le directeur de la Recherche et de la Formation continue de l’EHTP, Lmahfoud Asmlal. Un avis partagé par le directeur des cycles supérieurs de HEM. A l’inverse, il est très rare que les gestionnaires de formation demandent des filières techniques, précise Asmlal. De plus en plus, les candidats de l’EHTP viennent d’entreprises privées. Il y a quelques années, l’école recevait 30% du privé et le reste du public. Aujourd’hui, les proportions se sont inversées. L’EHTP accueille majoritairement des hommes. L’âge moyen des candidats a tendance à baisser ces dernières années, indique Asmlal. “De plus en plus, les jeunes veulent évoluer dans leur entreprise et changer de poste, par le biais d’une diversification de leurs compétences. Ainsi dans le MBA, la moyenne d’âge est de 33 ans”, indique-t-il. Chez HEM, 80% des participants viennent du privé. Ils ont entre 25 et 40 ans et les deux tiers sont des hommes. N. B.

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