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    Enseignement supérieur privé: La bataille pour l'homologation continue

    Par L'Economiste | Edition N°:486 Le 15/04/1999 | Partager

    · Près de 80 écoles privées dispensent un enseignement supérieur au profit de 8.500 étudiants
    · Stagnation de la demande


    Toujours pas de reconnaissance aussi bien administrative que pédagogique pour les écoles privées. Celles-ci continuent en effet à batailler toujours pour obtenir l'homologation de leurs diplômes. Argument mis en avant: leurs élèves arrivent à passer à travers les filets de la sélection à l'étranger. Une première tentative de reconnaissance avait été mentionnée par M. Driss Khalil en 1997, alors ministre de l'Enseignement Supérieur. Elle n'a toutefois pas passé le cap de la promesse verbale.
    Pour M. Najib Zerouali, ministre de l'Enseignement Supérieur, l'enseignement supérieur privé n'a pas été conçu sur la base des mêmes principes qui régissent les établissements de formation. La qualité reste toutefois très variable, ajoute-t-il.
    Pour l'heure, les discussions se poursuivent et s'animent. Récemment, le Département de l'Enseignement Supérieur a tenu des réunions avec la Conférence des Grandes Ecoles au cours desquelles a été abordée la réforme de ce secteur. "C'est à partir de là que l'accréditation et l'homologation peuvent être possibles", avance M. Zerouali. D'ailleurs, précise-t-il, les établissements publics n'y échapperont pas. Dans la nouvelle réflexion, la mission du Ministère se résumera à la règle des trois "C", coordination, conception et contrôle. Ainsi, seront mis en place des outils d'évaluation qui mèneront vers l'accréditation.
    Aujourd'hui, l'enseignement supérieur privé a besoin d'une réforme profonde et d'une restructuration pour qu'il devienne opérationnel, est-il indiqué. Cette restructuration devra toucher aussi bien aux volets pédagogique, organisationnel qu'institutionnel.
    Côté chiffres, 8.500 élèves ont été inscrits aux établissements d'enseignement supérieur privé en 1997/98. Comparativement au public, c'est donc une petite frange qui se dirige vers les écoles payantes. Après le boom des années 1980 et du début des années 1990, la demande s'est quelque peu essoufflée. Si en 1997-98 dix nouveaux établissements ont ouvert, augmentant les places pédagogiques à plus de 14%, l'effectif des étudiants, lui, n'a connu qu'une hausse de 4%. Le constat établi révèle donc une stagnation de la demande.
    Les responsables du secteur pointent le doigt sur la solvabilité de la demande exprimée par une même couche sociale. Aussi réclament-ils son encouragement par l'octroi de bourses, de prêts ou encore la défiscalisation des revenus des parents d'élèves.
    De même, depuis quelque temps, les opérateurs diversifient l'offre. Outre les filières classiques de gestion, commerce et informatique, de nouvelles niches émergent. Il s'agit de formations paramédicales, des télécoms et réseaux ou encore des technologies alimentaires.

    Malika EL JOUHARI

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