×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Enquête

Enseignement supérieur : MBA : Une école israélienne courtise les marocains

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

Les étudiants marocains peuvent aller en Israël. TISOM, une école privée, s'installe pour la prochaine rentrée scolaire à Tel-Aviv. L'originalité de cette école réside dans sa "dimension internationale" et la certitude de ses fondateurs que "le plus rentable chemin vers la paix est encore l'éducation".


Le marché estudiantin marocain est porteur. Un constat qui s'impose face à la diversification des opportunités et des destinations d'étude qui se présentent aux Marocains. En fait, devant la limitation d'accès aux universités françaises ou américaines, il y a eu la ruée vers les pays de l'ex-bloc socialiste. Mais actuellement, c'est une autre destination qui devient possible, Israël. En effet, le mercredi 13 mars, les promoteurs de TISOM, Tel-Aviv School of Management, sont venus présenter leur école et tisser des relations de coopération et d'échange avec les établissements d'enseignement supérieur marocains.
TISOM se veut une école à dimension internationale. Les fondateurs espèrent recruter leurs étudiants et professeurs à travers le monde. Le but, défendent-ils, est de créer un climat d'homogénéité et de tolérance entre les différentes cultures. "La force ne peut être qu'une solution à court terme au terrorisme. C'est en éduquant que nous pouvons escompter des résultats plus conséquents", souligne M. Saâd Laraqui, professeur à Rutgers, université nord-américaine et professeur-assistant à TISOM.

Marché commun

Le deuxième objectif poursuivi par l'école s'inscrit dans le cadre de la mondialisation que connaît actuellement l'économie. "Une double exigence est ainsi imposée à nos pays, une exigence de compétitivité et la création d'un marché commun et centre des affaires pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord". Par l'éducation de futurs dirigeants d'entreprises qui pourront influer sur les gouvernements eux-mêmes, les fondateurs pensent former les futurs architectes de l'environnement économique. "Nous sommes convaincus que c'est par l'éducation et la recherche appliquée que nous pouvons déterminer nos besoins et créer un marché qui puisse attirer les investisseurs étrangers".
Les fondateurs veulent donner à l'école une dimension internationale qui apparaît tout d'abord au niveau du corps professoral. "Les dix professeurs permanents sont de diverses nationalités, dont un seul a un passeport israélien". Ils sont pour la plupart de nationalité américaine, deux sont d'Allemagne, un d'Angleterre, un autre du Canada, puis un seul de nationalité israélienne. M. Laraqui, seul représentant du Maroc, est professeur-assistant. "Le corps professoral est sélectionné parmi les grands calibres dans la finance, la gestion ou autre discipline. Ce sont des équipes multiculturelles qui ont enseigné dans des universités de haut niveau", souligne M. Dierkes, doyen de l'TISOM

Quant aux étudiants, ils viendront de tous les pays et pas seulement du Moyen-Orient ou de l'Afrique du Nord. Ils doivent justifier d'un diplôme de niveau Bac+4. Comme les cours sont en anglais, les étudiants ressortissants de pays non anglophones doivent passer un test d'anglais, le TOEFL, dont le score minimal est établi à 550 points. Ils sont tenus également de passer le GMAT (graduate management admission test) et de justifier, de préférence, d'une expérience professionnelle de trois à cinq années. L'ultime étape est ponctuée par deux entretiens conjointement menés par un professeur de TISOM et un entrepreneur.

174.000 ou 87.000 DH

Les frais de scolarité sont différents selon que l'étudiant opte pour la formation à plein ou à mi-temps, soit respectivement près de 174.000 et 87.000 DH. L'école prévoit des bourses pour les meilleurs étudiants en remboursement des frais de scolarité. Les opportunités de trouver du travail pendant les études en Israël, estiment les promoteurs, sont faibles. "Par contre, les étudiants ressortissants de Chine par exemple auront plus de chance en donnant des cours de chinois par exemple. Les entreprises israéliennes sont très intéressées par le marché chinois", estime M. Laraqui. Les responsables de l'école étudient notamment les possibilités d'offres d'emploi au niveau de l'enceinte de l'université, en bibliothèque ou autre. Mais à ce niveau aussi, les postes à pourvoir seront très réduits.
L'école dispose aussi d'un service de placement des lauréats au niveau principalement de multinationales de cadres spécialisés en commerce ou affaires internationales.
L'école forme à un MBA, prompt de produire des spécialistes dans les affaires internationales. "Ce qui est enseigné, ce sont les principes fondamentaux des disciplines d'une manière intégrée. Et comme c'est une école internationale, il n'est d'aucune utilité par exemple d'enseigner le plan comptable israélien. Il faut surtout insister sur les nuances qu'il y a entre les différents systèmes".
L'université sera située à Tel-Aviv. Les promoteurs expliquent ce choix par le fait que Tel-Aviv est un centre stratégique moyen-oriental et méditerranéen, une mosaïque de cultures et le berceau des trois religions monothéistes.

Malika.EL JOUHARI.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc