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    Enseignement français: Le bilan de la rentrée

    Par L'Economiste | Edition N°:2143 Le 02/11/2005 | Partager

    . Quelque 23.000 élèves scolarisés cette année. Ecole Malraux: Pas de réintégration des enfants, ni d’indemnisation des parentsL’affaire de l’école Malraux de Rabat n’en finit pas de susciter des réactions. Les parents des enfants, victimes de fraudes aux droits d’inscription, continuent de soutenir que leurs enfants ont injustement été privés de scolarité. L’ambassadeur de France à Rabat, Philippe Faure, a sa propre version des faits. Le diplomate a marqué son regret de “constater que des enfants ont subi les conséquences de cette affaire. Bien avant la phase d’inscriptions, l’ambassade, responsable des admissions, a informé les parents concernés que leurs enfants ne remplissaient pas les conditions requises pour être scolarisés dans les réseaux d’enseignement français”, déclare le diplomate. Ces mêmes parents ont toutefois et avec la complicité d’une tierce personne -aujourd’hui poursuivie en justice- obtenu d’un employé de l’école André Malraux une inscription frauduleuse de leurs enfants, en contrepartie d’une rémunération occulte. Dès que la supercherie a été découverte, une plainte a été adressée aux autorités judiciaires et l’auteur des faits a reconnu les circonstances dans lesquelles il avait agi. L’ambassadeur maintient néanmoins sa position. Pour lui, il n’y a pas de marche arrière possible. “Dans ces conditions, nous ne pouvons envisager ni réintégration, ni indemnisation: cela ne consisterait ni plus ni moins qu’à récompenser une malversation”, tranche-t-il.Cette affaire n’a pas manqué d’entacher une rentrée scolaire d’habitude paisible. Elle en dit long sur l’engouement dont les écoles d’enseignement français, toutes catégories confondues, font l’objet. Cette rentrée, ils étaient plus de 23.000 élèves à s’y inscrire, en hausse de 800 inscrits par rapport à l’année dernière. Faure reconnaît que l’offre est confrontée à une demande de plus en plus forte des parents. “Beaucoup de personnes me demandent de doubler, voire de tripler le nombre. Mais au nom de quoi nous substituerions-nous au système éducatif marocain? Ce n’est pas la raison d’être de notre réseau au Maroc”, confie l’ambassadeur. Sans compter que la mise en place d’écoles et lycées français nécessite de grands moyens, que la France ne peut plus se permettre en raison des restrictions budgétaires.Rappelons que les indicateurs d’évolution du réseau éducatif français au Maroc et de la coopération éducative bilatérale sont au rouge. A lui seul, le réseau de la Mission au Maroc (relevant de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger-AEFE) est de loin le premier au monde. Quelque 17.230 élèves sont scolarisés cette année, chiffre en augmentation de 2% par rapport à l’année dernière. Sur ce total, 38% sont français. La moitié d’entre eux sont franco-marocains (20%). Les Marocains représentent 56% de l’effectif global. Ce réseau est largement subventionné par l’Etat français. Le ministère des Affaires étrangères de ce pays paie la moitié des charges, en plus des bourses. Cela représente actuellement, pour la scolarisation des élèves marocains, quelque 20 millions d’euros. “Notre apport financier ne peut pas aller au-delà d’un certain niveau”, précise l’ambassadeur. Résultat: le nombre d’écoles et de bénéficiaires ne sera pas réduit, mais leur développement sera limité, dit-il.Un deuxième réseau, celui de la Mission laïque, s’est mis en place depuis quelques années. Il relève de l’Office scolaire et universitaire international (OSUI). Il se compose au Maroc de cinq établissements, dont celui d’André Malraux, de la même qualité que ceux de l’AEFE et avec les mêmes professeurs. Les programmes et le nombre d’élèves par classe sont également identiques. Mais ce réseau se base sur l’autofinancement puisque les établissements couvrent l’intégralité de leurs dépenses en matière d’enseignement, de gestion et d’entretien par les frais d’écolage. Ce réseau accueille 3.650 enfants. Il progresse de 12,5% en moyenne chaque année. Il se compose à 95% de jeunes Marocains. S’il ne subventionne pas ce réseau, l’Etat français lui fournit néanmoins une garantie financière et reste très vigilant sur la qualité des enseignements dispensés. Mais l’accès à ce type d’écoles reste également limité. La mise en place de quatre établissements homologués à Casablanca (plus de 2.000 élèves) n’a que peu arrangé les choses.


    La solution dans la coopération éducative

    La France est résolument aux côtés du Maroc, qui a engagé une réforme profonde de son système éducatif, conformément à la charte de l’éducation-formation», affirme Faure. De nombreux projets communs ont déjà été engagés. Ils consistent notamment en l’aide à la formation des formateurs et enseignants. Egalement au centre de cet effort, l’harmonisation des programmes scolaires et un soutien à l’amélioration des capacités administratives, notamment dans la gestion des établissements. «L’ensemble de notre coopération éducative s’élève à environ 35 millions d’euros par an, y compris la part de la subvention versée par l’Etat à l’AEFE correspondant à la scolarisation des élèves marocains», souligne le diplomate. La coopération éducative franco-marocaine est également très active au niveau des études supérieures. Les Marocains de la Mission ont la priorité en termes d’admission dans les universités françaises. Plus de 30.000 étudiants marocains poursuivent actuellement des études en France. Ils représentent le premier contingent d’étudiants étrangers en France.Tarik QATTAB

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