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    Economie

    Enseignement: Finie l’autoflagellation

    Par L'Economiste | Edition N°:2763 Le 24/04/2008 | Partager

    . Après le diagnostic, les premières mesures de la réforme dès la rentréeIl est temps de se mettre au travail. Pour la moitié vide du verre, le rapport du Conseil supérieur de l’enseignement (CSE) nous aura permis de tirer les conséquences de notre incompétence collective à injecter un souffle nouveau. Cet outil de diagnostic a eu le mérite d’être assez exhaustif. Et soit dit en passant, peu de secteurs ont poussé la logique de l’autocritique à un tel niveau. Ce qui autorise de l’espoir: sans check-up efficace, point de remède efficace. Abdelaziz Meziane Belfkih, conseiller de SM le Roi et président délégué du CSE, dont nous publions l’interview dans les pages suivantes, résume bien les enjeux: la mobilisation. Elle est déterminante et à tous les niveaux. C’est un moment exceptionnel parce que l’éducation relève de l’intérêt public supérieur. Nous sommes tous convaincus que l’intelligence est là, mais que c’est le manque d’organisation qui lui fait défaut. Lorsqu’on s’intéresse au dossier de l’enseignement sans en cerner les différentes dimensions, c’est comme si l’on se trouvait dans une forêt mais qu’on ne voyait qu’un seul arbre. Ce qu’il faut, c’est une vision d’ensemble. Celle-ci semble aujourd’hui avoir été prise en considération. Le conseiller de SM le Roi parle d’un «ensemble cohérent et structuré» de mesures. Le premier rapport du Conseil supérieur sera une sorte de rating publié régulièrement. En réalité, il existe deux formes de rapports. L’un sur l’état de l’éducation et qui sera actualisé tous les deux ans. La première édition, c’est celle qui a été présentée cette année au Souverain. Mais, entre-temps, d’autres rapports sont prévus sur des sous- thématiques. Bien entendu, comme pour toutes les réformes, il faudra parler argent. On ne peut en faire l’économie pour une équation à tout de même 37 milliards de DH en 2008 (6% du PIB et 25% du budget de l’Etat). Ce qui en fait la plus grosse entreprise du pays. Si l’on en juge d’après l’analyse du CSE, «il en faudra un peu plus car le niveau de dépense par élève et par an qui est l’indicateur le plus parlant reste faible». Là où il faudra être le plus imaginatif c’est dans la diversification, faire appel aux collectivités locales et au privé, mais aussi dans l’optimisation des ressources existantes. La bonne nouvelle pour les parents c’est qu’il y a aujourd’hui moins de crispation par rapport à la nature de l’offre scolaire. Peu importe qu’elle soit publique ou privée, l’important c’est la rentabilité de l’investissement éducatif. L’idée qui fait son chemin est que l’argent public consacré à l’éducation de l’enfant puisse le suivre même s’il va dans le privé. La volonté de procéder à une large concertation sur ce dossier est réelle. Mais attention, le risque d’immobilisme pour ce «second souffle» de la réforme peut provenir de partout. Il existe une multitude d’intervenants qui ont du pouvoir pour notre sujet. Le fait de les avoir associé aux travaux du CSE est judicieux, mais il faut que leurs bonnes intentions, consignées dans les rapports, soient réaffirmées sur le terrain. Pour de nombreux chantiers, ce sont les syndicats qui mènent la danse. Gare aux tentations de grossir quantitativement le système en y rajoutant du personnel et des moyens… sans pour autant de garantie de résultat. La réforme ce sera prioritairement l’effectivité de l’enseignement obligatoire à travers l’école jusqu’à 15 ans. Sur cette question, une expérience va être pilotée dès septembre 2008 pour les élèves qui vont entrer en 6e. Pour y arriver, l’effort sera concentré particulièrement sur le préscolaire car c’est là où sont prises les bonnes habitudes de travail, de rigueur. Et au-delà d’un certain âge, les lacunes ne sont plus rattrapables.M. B.

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