×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Enseignement à Casablanca
40 millions de DH pour l’eau et l’électricité

Par L'Economiste | Edition N°:2379 Le 10/10/2006 | Partager

. Cela représente 50% du budget de fonctionnement de l’Académie. Le privé gagne du terrain. Un système de redéploiement pour gérer les ressources humainesLes années se suivent et ne se ressemblent pas à l’Académie régionale de l’enseignement du Grand Casablanca. La rentrée 2006-2007 est en effet riche en nouveauté. L’école publique admet désormais des écoliers de 5 ans et demi au lieu de 6 ans. Ce qui porte à 74.000 le nombre des nouveaux inscrits dans la région. Le 10 septembre dernier, 60.000 avaient d’ores et déjà rejoint les bancs de l’école, et les inscriptions se poursuivent encore.Les établissements publics ont assuré des places suffisantes pour l’ensemble des nouveaux arrivants. Reste que les écoles privées en absorbent une grande partie. L’enseignement primaire, qui compte cette année plus de 400.000 élèves, est assuré à hauteur de 25% par les privés.Mais si les capacités d’accueil sont en moyenne satisfaisantes, la couverture des différentes zones de la région marque un important déséquilibre. Une classe à Nouaceur ou à Lahraouyine compte plus de 40 élèves, alors qu’à Anfa ou El Fida, l’effectif est en dessous de 30. Les zones défectueuses font, toutefois, l’objet de plusieurs projets d’extension et de création d’infrastructures. Cette année, l’Académie compte plusieurs nouveaux établissement: 3 écoles, 8 collèges et 7 lycées.Pour ce qui est du «surplus» d’écoles primaires dans certaines préfectures, l’Académie a opté pour leur recyclage en collèges et lycées. Des niveaux où les infrastructures sont encore faibles, mais qui enregistrent respectivement des taux d’affluence croissants de 9% et 8%. Nacereddine El Hafi, directeur de l’Académie, explique cette hausse par des taux de déperdition scolaire de plus en plus bas. Il évoque également le facteur de la généralisation de l’enseignement imposée, il y a quelques années, et qui commence aujourd’hui à se refléter sur le nombre d’élèves à d’autres niveaux que le primaire.L’Académie dispose, par ailleurs, au titre de cette année, d’un budget d’équipement de 40 millions de dirhams. Elle peut même conclure des partenariats avec des établissements privés et publics afin de mettre en œuvre ses projets. Les travaux de construction sont assurés par un services de suivi au sein même de l’Académie. Celle-ci reste ainsi parmi les institutions les plus indépendantes de la région, comme cela est préconisé par la nouvelle organisation de l’enseignement.De plus, l’institution bénéficie d’un budget de fonctionnement plus important, soit 80 millions de DH, dont 50% sont dédiés aux paiements des factures d’eau et d’électricité des établissements de la région. L’Académie dépense ainsi en énergie autant qu’en construction et équipement des écoles! . RedéploiementQuestion ressources humaines, l’Académie a vraisemblablement trouvé une solution efficace. Afin de garantir une meilleure répartition des effectifs sur les différentes préfectures, elle a opté pour un redéploiement annuel des enseignants. Cette année, environ 300 employés ont été sélectionnés en collaboration avec les syndicats afin de couvrir les zones en sous-effectif. Un système de rotation permet à ces derniers de regagner leurs postes dans les établissements initiaux au bout d’une année. Nacereddine El Hafi signale toutefois que de plus en plus d’enseignants demandent des affectations dans les quartiers périphériques. Quartiers de plus en plus prisés pour leur offre en logement économique.Seulement, en termes de qualité de l’enseignant, l’équilibre reste plus difficile à établir. Pour exemple, le primaire compte près de 10.000 enseignants, soit 6.000 arabophones et 4.000 bilingues, dont une grande partie est plus compétente dans l’enseignement de l’arabe. Outre les langues, d’autres matières enregistrent un manque de professeurs: mathématiques et physique-chimie surtout, puisque leur enseignement est organisé sous forme de groupes à nombre réduit.Pas de nouveautés concernant l’instauration de l’horaire continu. Encore très peu d’établissements dans la région sont équipés en cantines.


Le berbère

L’enseignement du berbère se développe très lentement. Le quatrième niveau du primaire a été touché cette année. Au total, seulement 300 classes existent au niveau de la région. Le majeur frein à la généralisation programmée de cet enseignement est la disponibilité des instituteurs.Cette année de nouveaux manuels en tifinagh viennent en renfort dans les cours de berbère. Les petits écoliers découvriront ainsi 3 alphabets différents pendant leur 6 années de primaire! Ichrak MOUBSIT

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc