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Dossiers

Enquête
Transport-marchandises: Les routiers en colère

Par L'Economiste | Edition N°:1168 Le 20/12/2001 | Partager

. Une grève de 24 heures est décrétée pour lundi 24 décembre à Casablanca. La Fédération menace d'élargir le mouvement dans la même semaine à l'ensemble du paysC'est la goutte qui a fait déborder le vase: la fameuse taxe à l'essieu, qui alimente le fonds routier, est maintenue telle quelle dans la Loi de Finances 2002. Les transporteurs n'ont pu obtenir son réaménagement malgré un fort lobbying auprès de la Chambre des Conseillers et le soutien des ministères de tutelle et des Finances. Selon des professionnels, c'est le ministère de l'Equipement qui mettrait des bâtons dans les roues. Normal, c'est lui qui gère le fonds routier.Pour riposter, le syndicat national des propriétaires de camion de transport urbain de marchandise et les propriétaires des élévateurs dans les ports marocains, affilié à la CDT, décrète une grève de 24 heures pour lundi 24 décembre. Pour enfoncer le clou, la Fédération Nationale du Transport Routier (FNTR) menace d'observer dans la même semaine une grève nationale d'au moins 48 heures. Elle doit se réunir le 25 décembre pour en décider.Longue période de grâceA y voir de plus près, le motif de la taxe à l'essieu paraît secondaire tant la colère des transporteurs est grande et la revendication vieille. Quelles sont alors les véritables raisons du malaise? En un mot comme en dix, les transporteurs ne sont pas prêts pour la libéralisation du secteur, qui sera effective en mars 2003. Pour communiquer leur angoisse, ils ont adressé fin novembre dernier un mémorandum de 14 pages à leur ministère de tutelle portant sur la mise à niveau de la profession. “L'objet de ce mémorandum, écrit la FNTR, est de proposer un plan d'actions pour cette période transitoire et les moyens de les mettre en oeuvre”. La période transitoire dont parle la FNTR court en fait depuis mars 2000, date de promulgation de la loi sur la réforme du secteur adoptée en 1999, et qui entrera donc en vigueur en 2003. Si l'état du secteur est alarmant comme l'affirment les professionnels, le plus alarmant est qu'ils n'aient pas mis à profit tout le temps qui s'est déjà écoulé de cette longue période de grâce pour se restructurer. Qui est responsable? Les opérateurs accusent l'Office National des Transports (ONT) de ne pas jouer son rôle d'encadrement pour les petits opérateurs que la Fédération pousse au regroupement pour résister à la libéralisation du marché. Pourquoi dans ce cas et pour d'autres raisons encore, l'Office continuerait-il à percevoir la fameuse commission que lui verse les transporteurs? s'interrogent des professionnels. C'est du “racket institutionnalisé”, dira l'un d'entre eux. . Rendez-nous notre argent!L'ONT s'en défend. Son directeur général, Mohamed Lahbib El Gueddari, précise dans une interview accordée à L'Economiste, la première depuis qu'il est à la tête de l'Office, que les commissions sont perçues en contrepartie des services rendus. L'ONT se charge à la place des transporteurs notamment du démarchage de la clientèle, de la conclusion des contrats et de la répartition du fret entre opérateurs, explique son DG.Pour rester dans le registre des sous, les transporteurs veulent que l'Office leur restitue l'argent accumulé pendant des années par la caisse de retour à vide destinée à rémunérer les parcours non rentables. Une enquête pour déterminer le solde de cette caisse est en cours. Mais tout le problème est de savoir comment répartir la ristourne entre les différents opérateurs. Pour le résoudre, la FNTR propose d'affecter cette manne à la mise à niveau du secteur. Laquelle mise à niveau n'est possible aux yeux de la Fédération sans la lutte contre le transport clandestin et des règles de concurrence saine et loyale. A en croire la FNTR, quelque 80.000 camions font du transport de marchandises dans la clandestinité. En l'absence de charges fiscales et sociales, les transporteurs qui exercent dans le noir livrent une concurrence impitoyable au secteur organisé. La crainte aujourd'hui est que ce dernier soit tenté par l'informel. La tentation est d'autant plus grande que la Fédération assure que les prix pratiqués sont inférieurs aux coûts de revient. D'ailleurs, elle souhaite qu'une étude soit menée pour faire ressortir les coûts réels et réviser les tarifs en conséquence.La formation, qui passe pour l'un des piliers de la réforme, préoccupe elle aussi les transporteurs. Elle figure parmi les mesures d'accompagnement prévues par la loi. En 2003, pour accéder au métier de transporteur routier, il faudra, en plus des capacités financière et morale, justifier d'une formation. Or, l'institut de formation aux métiers de transport prévu à Casablanca ne sera prêt qu'en septembre de la même année. Le choix du terrain est fait et l'acquisition en cours, mais à quand la première promotion?Les transporteurs ne sont pas non plus rassurés sur le sort des autres mesures d'accompagnement. On leur a promis d'importantes infrastructures de soutien mais à ce jour, rien de concret. Il faut donc faire vite. Sinon ces retards pourraient être exploités pour négocier le report de la libéralisation. Hakima EL MARIKY

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