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    Economie

    Enquête Unicef-Fnuap «Jeunes en action»
    Partis: PJD et USFP en tête

    Par L'Economiste | Edition N°:2663 Le 30/11/2007 | Partager

    . Le tissu associatif, grand palliatifY a-t-il ignorance de la chose politique chez les jeunes? A en croire les résultats de l’enquête de l’Unicef-Fnuap, c’est le cas. En effet, ils font ressortir que 54% des jeunes méconnaissent les mécanismes politiques. Ceux qui en ont une «relative idée» ne dépassent guère les 44%. Deux chiffres qui sont lourds de significations. Ils expliquent en partie «la gifle» du 7 septembre. Une méconnaissance qui vient, en partie, de la faible notoriété des grands partis auprès de ces jeunes. A titre d’exemple, une formation politique historique tel le Parti du progrès et du socialisme (PPS) n’est citée que par 6% de l’échantillon. C’est très peu et renseigne bien sur sa notoriété auprès des jeunes. Autre cas, celui de la Mouvance populaire (MP) que seuls 14% de l’échantillon citent! Voilà donc deux partis bien ancrés, et depuis longtemps, dans le paysage politique (voire ethnique!) national, mais qui demeurent presque méconnus auprès de la jeunesse. Paradoxalement, une formation aussi récente que le Parti de la justice et du développement (PJD), caracole en tête avec 22% de citations. L’Union socialiste des forces populaires (USFP), qui se prévaut du progressisme, fait à peine le même score que le PJD. Malgré son histoire et son référentiel! L’Istiqlal, à la tête du gouvernement, ne fait pas mieux et ne récolte que 20%.Pour rappel, il y a deux ans, l’enquête de L’Economiste révélait que parmi les 5% des jeunes «politisés» de l’échantillon, «12 personnes citent l’USFP comme parti auquel ils s’identifient le mieux, 9 jeunes citent le PJD et 5 préfèrent l’Istiqlal». Autant dire rien! En revanche, connaître les formations politiques ne veut pas dire que le passage à la participation et encore moins à celui de l’adhésion est acquis, relève l’étude. L’enquête Unicef confirme donc la large tendance de «diabolisation» de la chose politique en général et des partis en particulier auprès des jeunes. Une chose est sûre cependant, ils pointent du doigt le manque de transparence, l’absence de liberté d’expression, les manœuvres électorales… chez la plupart des partis. «Les formations politiques sont de simples marionnettes que leurs présidents manipulent à leur guise». Le témoignage est celui d’un jeune de Marrakech. Il renseigne amplement sur la perception assez négative, voire le «dénigrement» répandu vis-à-vis de la politique.. Opacité, démagogie et clanismeSelon les enquêtés, le caractère structurel familial, voire clanique et hermétique, des organisations politiques semble se généraliser de plus en plus. «La démagogie, l’opacité et le manque d’ancrage territorial des partis compromettent la promotion du travail politique et la démocratie», ajoute l’étude. Méconnaître le politique n’empêche pas de s’intéresser à la participation aux mécanismes associatifs. Selon l’étude Unicef, 63% des interrogés déclarent avoir une importante connaissance du tissu associatif. Cela dénote du rayonnement des composantes dudit tissu sur l’environnement social. Militer dans la société civile semble être un palliatif au désengagement politique. Mieux ouvert sur les jeunes, le tissu associatif dispose d’une force d’attraction et d’une proximité qui séduit. Toutefois, entre la connaissance des mécanismes associatifs et l’adhésion, un grand pas reste à franchir. En effet, selon l’étude, seulement 34% des enquêtés disent adhérer à des ONG locales. Curieusement, les jeunes qui adhèrent ont entre 17 et 23 ans et sont majoritairement de sexe masculin (63 contre 37%). Une tendance qui s’explique en partie par la culture environnante tout autant que les contraintes et comportements sociaux imposés aux filles. Quels enseignements peut-on finalement tirer des résultats de cette enquête? En premier lieu, l’approche qui doit cadrer toute action ciblant les jeunes doit être basée sur la proximité tout en prenant compte de l’approche genre, déduit l’étude. Ensuite, l’attitude des jeunes envers les différentes participations aux mécanismes objets de l’étude révèle que, loin de porter un regard défaitiste sur la réalité, les enquêtés s’inscrivent plutôt volontiers dans une approche constructive. Ici, se manifeste une volonté d’engagement contrairement aux idées reçues quant à leur dénigrement des institutions. Il n’en reste pas moins qu’un effort de travail sur l’éducation, aux droits et devoirs, s’avère indispensable. Autre aspect, manipulations et manoeuvres politiciennes sont pointées du doigt et mises sur la sellette pour illustrer le manque de transparence, la démagogie et la rupture avec la réalité. Cependant, cette tendance sceptique ne compromet en rien le positionnement des enquêtés en force de propositions (accompagnement, coaching, réajustements des programmes politiques et leur adaptation à la réalité, ouverture des partis sur les jeunes…).


    L’Economiste en avant-première

    Une grande enquête de L’Economiste publiée en janvier 2006 s’était intéressée à la problématique des jeunes d’aujourd’hui et leur comportement (rapports avec la famille, la religion, la politique, l’amour, l’argent…). On peut trouver l’enquête sur le site Internet: www.leconomiste.com. L’investigation, la première du genre, avait été conduite par Sunergia durant l’automne 2005. Elle a ciblé les 16-29 ans. Au total, 776 réponses ont été recueillies. 506 jeunes en milieu urbain et 270 du monde rural ont été sondés avec une quarantaine de questions. Un échantillon représentatif de la jeunesse marocaine sur la base du Recensement général de la population 2004. Parmi les principales conclusions de l’enquête de L’Economiste, l’on note que 95% des jeunes ne s’identifient à aucun courant politique, 73% pensent que les parlementaires les représentent mal ou encore 68% qui n’ont pas du tout confiance en la politique. L’enquête a aussi révélé les diverses attitudes vis-à-vis de la religion, de la famille et de l’amour. Pour rappel, le HCP et le Rapport du Cinquantenaire avaient également consacré des sondages sur les jeunes. Il s’agissait de décrypter ce qu’ils pensent, ce qu’ils font et comment ils le font, leurs attentes ou encore les valeurs auxquelles ils s’attachent le plus. J. E. H & A. R.

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