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Economie

Enquête Recherche & Développement
Les entreprises réclament plus de formation

Par L'Economiste | Edition N°:2039 Le 09/06/2005 | Partager

. Pour accompagner leur modernisation. Intérêt croissant pour les logiciels de conception. Retour en force de la modélisationLes entreprises mécaniques du secteur mécanique, métallurgique, électrique et électronique (IMMEE) veulent plus de formation en recherche & développement (R&D). Il y va de leur pérennité puisqu’elles sont de plus en plus sollicitées pour produire des travaux d’innovation et fournir des prestations en matière d’offres, de partenariats et d’assistance.La dernière enquête, réalisée par l’association R&D en partenariat avec le réseau universitaire de mécanique (RUMEC) auprès de plus de 400 entreprises, précise le contour des besoins de ces entreprises. “Ce choix n’est pas fortuit car la mécanique intervient dans plusieurs secteurs d’activité”, indique l’association R&D. Plus concrètement, l’objectif de l’enquête est d’aboutir à l’élaboration d’un tableau de bord destiné à orienter les travaux de R&D et de mettre en place un programme de formations (initiale, professionnelle et continue). A préciser que l’échantillon regroupe 409 sociétés opérant dans le secteur de la mécanique et situées dans le Grand Casablanca. Le taux de réponse aux questionnaires a dépassé 40% et a émané des directeurs et responsables des entreprises. Plus de la moitié d’entre elles est contrôlée par des capitaux marocains et 97% ont été créées avant 1990.Parmi les grandes tendances dégagées par l’enquête, le besoin exprimé par les entités de recourir aux logiciels de conception. “Ce qui traduit un taux de pénétration des outils modernes de conception, de production et de gestion dans l’industrie”, explique Abdelhak Chaïbi, chargé de mission auprès de l’association R&D. Même intérêt pour la conception de nouveaux produits, l’élaboration de nouveaux procédés et le retour en force de la modélisation pour promouvoir une industrie à forte valeur ajoutée. L’on note déjà la naissance d’une industrie de la conception de produits et de procédés nouveaux.En outre, parmi les partenariats les plus prisés par les chefs d’entreprise interrogés, ceux relatifs à la formation continue et à l’assistance technique. Sur ce registre, le Rumec serait relativement bien positionné, notamment pour des conventions de recherche et/ou développement.Plus concrètement, la moitié des entreprises qui se sont exprimées (55%) ont donc formulé un besoin de formation continue sous forme de séminaires et conférences pour accompagner leur processus de modernisation.Par ailleurs, plus de 55% d’entre elles ont manifesté le désir de bénéficier d’une maintenance et d’un développement des procédés ainsi que de l’usage des logiciels. “Ce n’est pas un hasard si la maintenance est la prestation la plus souhaitée car l’industrie locale est essentiellement une industrie de production et de fabrication”, est-il expliqué.De même, la quête de développement de la modélisation et de la conception de nouveaux produits confirme la mutation qui est en train de s’opérer et l’intérêt croissant pour ce type d’activité. “D’ailleurs, les filiales de multinationales portent un intérêt à ce type de prestations offertes localement, en particulier, la maintenance, l’utilisation de logiciels, les essais mécaniques et les procédés de fabrication de produits”.En revanche, concernant la R&D stricto sensu, seules 26% des entreprises qui ont répondu à l’appel ont exprimé le désir de monter des projets d’innovation, soit une entreprise sur 4. “Cependant, ce résultat est encourageant sachant que les structures marocaines n’ont commencé à s’y intéresser que depuis les années 90”. Pour rappel, pour les filiales des multinationales, ce volet est pris en charge par la maison mère.


Le flop des incitations financières

. Provision pour R&D et prestation technologique réseau. Deux instruments sous-utilisés par les entreprises. Fort penchant pour le soutien directPour inciter les entreprises à développer des projets de recherche et développement, l’Etat a mis en place des mécanismes de soutien financier. Pour autant, l’enquête réalisée par l’Association R&D en partenariat avec le Réseau universitaire de mécanique (RUMEC), confirme que ces mécanismes restent encore largement méconnus. Ce qui résulte a priori d’un déficit de communication, malgré les efforts déployés jusque-là. “Pourtant, ces mécanismes offrent un réel soutien pour financer le développement de l’entreprise”, rappelle Abdelhak Chaïbi, chargé de mission auprès de l’Association R&D. A l’issue de l’enquête, plus de 86% des managers avouent ne pas être au courant de l’existence de la disposition fiscale “Provision pour recherche-développement” ou PRD. De plus, parmi les plus avertis qui affirment être informés de l’existence de ce soutien financier, seuls 10% attestent y avoir eu recours. Parmi les raisons invoquées, une diffusion insuffisante d’informations sur le mécanisme, l’inadéquation avec l’activité de l’entreprise et l’absence de projet R&D. Pour les filiales de multinationales, ces derniers sont pris en charge par la maison mère.Même son de cloche pour la “prestation technologique réseau” ou PTR proposée par le Réseau de diffusion technologique (RDT) et le Réseau de génie industriel (RGI). La majorité des entreprises des industries mécaniques, métalliques, métallurgiques et électriques (IMME) ayant répondu, déclarent ne pas être informées de l’existence de cette prestation, soit près de 94% de l’échantillon.Cependant, celles qui sont informées de leur existence ont l’intention de recourir à la PTR plutôt qu’à la PRD. Et pour cause, les entreprises ont un net penchant pour les soutiens directs plutôt qu’aux incitations fiscales.


Qu’est-ce que la PTR?

La prestation technologique réseau (PTR) est un soutien au profit de l’entreprise, plafonné à 50.000 DH hors taxe. Elle permet de financer jusqu’à 75% des coûts facturés par un prestataire de services pour la réalisation d’un service qui s’inscrit dans une démarche d’innovation ou d’amélioration de la compétitivité de l’entreprise.Est éligible toute entreprise industrielle employant moins de 200 personnes. La prestation, objet de la demande de la PTR, doit s’inscrire dans un projet visant à améliorer le niveau technologique et la compétitivité de l’entité.En amont de la prestation, l’entreprise doit consulter l’intervenant technologique de sa région pour vérifier à l’issue d’un prédiagnostic gratuit, l’éligibilité de la demande. Celui-ci aidera ensuite à la mise en place du dossier de la demande.Après obtention du visa favorable par le Réseau de diffusion technologique (RDT), un contrat tripartite est signé avec le prestataire et le réseau en précisant les engagements de chacune des parties.Après réalisation de la prestation, le RDT vérifie la conformité du service par rapport au cahier des charges et verse directement au prestataire le montant dû de la subvention. M. K.

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